Lieu
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
1 rue de Bourgogne, 67100 Strasbourg
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POLE-SUD, CDCN Strasbourg a vu se tenir neuf rendez-vous de danse, de musique et de festival, dont Sombre, Catalogo et This is la mort.
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32 activités à cette adresse
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À venir ici

Ali Chahrour - When I Saw the Sea
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Cela commence par un éblouissement. De la lumière blanche. Des voix émergent. Ce dont elles témoignent nous saisit – nous déposons les armes – et nous écoutons. Né à Beyrouth, Ali Chahrour veut de sa danse qu’elle soit le reflet du contexte politique et social de sa culture. Dans When I Saw the Sea , il travaille les répercussions intimes du système Kafala. Dans ce dispositif juridique en vigueur au Liban et dans certains pays du Golfe, l’employeur devient le parrain légal du travailleur immigré sans pour autant que celui-ci soit protégé de son arbitraire. Ali Chahrour travaille à partir de témoignages de femmes qui ont été victimes de cette mécanique dans des pays frappés par la guerre et qui y ont survécu. Enregistrés et diffusés ou racontés au plateau par les interprètes, il les tisse avec la musique d’Abed Kobeissi et la voix céleste de Lynn Adib. Mais c’est définitivement par les corps de Zena Moussa, Tenei Ahmad et Rania Jamal, qui dansent autant qu’ils évoquent des scènes vécues, qu’il y a libération, consolation et espoir.
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Travaux Publics / Kiyan Khoshoie - Body Electric
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Danseur et chorégraphe suisso-iranien, formé à la Rotterdam Dance Academy aux Pays-Bas, Kiyan Khoshoie est à présent installé en Suisse. Ses deux solos Grand Écart et Wannabe ont été présentés à POLE-SUD ces dernières saison. Cette nouvelle création en cours avec cinq interprètes sera une célébration douce, joyeuse et puissante. Une (re)découverte de ce qui éveille en nous le désir de bouger, de nous connecter à notre propre corps et de nous relier aux autres, par la danse. Un spectacle comme une invitation à faire du corps un lieu de ressourcement, à puiser dans le mouvement une énergie nouvelle, une force intime et, ainsi, ouvrir la voie à la rencontre de rythmes pluriels, à des récits de corps multiples.
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Happy days / Léo Gras - coeurs doux.
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
coeur doux. est une performance hybride mêlant danse, marionnette et voix pour deux artistes. À travers cette pièce, Léo Gras répond au traumatisme du viol, explorant la scission du corps et la destruction de l’identité, avec l’aide d’Aria De La Celle, compositrice-interprète. Mettant en scène la tentative de l’artiste de « recoller les morceaux éparpillés » d’un moi brisé, le projet dénonce les mécanismes de domination et la « gangrène » des abus de pouvoir dans le monde de la danse. Sur le plateau, une marionnette — double fidèle de l’artiste — devient le partenaire d’une reconstruction nécessaire. Ce spectacle transforme une douleur intime en un acte de résilience politique, cherchant à « laisser sortir la merde pour en voir pousser des fleurs ».
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Happy days / Jonas Frey - Doisri
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Avec Doisri , le chorégraphe Jonas Frey présente un solo viscéral et intime qui se déploie à l’intersection entre la mémoire personnelle et l’histoire collective. S’appuyant sur les souvenirs fragmentaires de l’enfance du père de Frey dans un camp d’internement au Suriname, Doisri transforme la biographie en un paysage vivant et mouvant de gestes, de sons et de parole. Le titre provient de Doisri, mot en sranan tongo signifiant « Allemand ». Plus qu’un simple qualificatif, il était un marqueur d’identité, d’altérité et de pouvoir dans un espace façonné par les structures coloniales. La pièce se construit comme une mosaïque chorégraphique : éclats de mémoire, résidus sonores, paysages, échos d’archives qui s’entrechoquent et se recomposent sans cesse. À travers un vocabulaire nourri de danse contemporaine, du break, de pratiques somatiques et de texte poétique, Frey façonne un univers où la mémoire demeure instable et l’identité continuellement réécrite. La scène devient une archive poreuse qui respire, se fracture, bégaie et s’illumine.
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Happy days / Wura Moraes - Reverberações
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Faisant partie du projet Confluências, Reverberações est une création tissée à partir de la relation que Wura Moraes entretient avec les archives de son père, Mário Calixto (1960–1997), et de son oncle, Miltércio Santos (1963–2024), tous deux danseurs. Un trio qui embrasse les présences et les absences qui le composent, en dialogue avec la dimension subconsciente, la non-linéarité du temps et les mémoires inscrites dans le corps, les invitant à émerger de l’ombre et à danser.
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Happy days / Ludovico Paladini - Golden Gore
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Golden Gore explore la fragilité de la performance masculine à travers le prisme stylisé du football. Dans un stade onirique, il répète des exultations comme si elles étaient une fin en soi, incarnant une masculinité hyper-stylisée, où puissance, contrôle et charisme sont minutieusement imités, mais jamais vraiment possédés. Le spectacle met en lumière les attentes sociales qui pèsent sur le corps masculin : dominer, résister, impressionner. Chaque geste, qu’il s’agisse d’une chute théâtrale ou d’un cri de victoire, est vidé de son contexte et amplifié dans une chorégraphie. Le football devient un théâtre d’idéaux inaccessibles, où le corps masculin est à la fois objet de culte et instrument de pression. Entre buts imaginaires et rivaux absents, le solo traverse les paradoxes d’une masculinité construite sur le spectacle, la solitude et la crainte constante de ne pas être assez convaincant. Golden Gore ne cherche pas à couronner un champion, il célèbre et pleure la solitude de la fiction.
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Alessandro Sciarroni - Save the last dance for me
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
C’est un travail de danse documentaire, presque archéologique que nous présente l’italien Alessandro Sciarroni. À travers des archives vidéo des années cinquante, et en collaboration avec le maître à danser Giancarlo Stagni, il fait revivre la Polka Chinata (qu’il a découvert en 2018 alors que seuls cinq danseurs la pratiquaient encore en Italie), danse de couple spiralée et virtuose pour deux interprètes masculins. Loin de la reconstitution muséale, le chorégraphe, qui aime les gestes clairs, nets, économes, sait composer une pièce où tout semble se répéter mais dont les ressorts et la progression émotionnelle se cachent dans les détails : puissance ou délicatesse de la prise du partenaire, directions de regards, sourires, fragilité d’un vêtement. À jouer, en spirale, de la force centrifuge, les deux interprètes sont au bord de se laisser griser par la vitesse. Mais s’ils gardent la maîtrise des choses, le public, qui les entoure à la manière d’un écrin, lui, ressort de ce bref moment hypnotisé.
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Alessandro Sciarroni - U. (un canto)
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Une aube ; des roses qui dorment ; la lune et le soleil… Sept interprètes, presque angéliques, émergent du fond noir du plateau. Dans la nudité de l’espace scénique, simplement parsemé de quelques étoiles et des micros suspendus pour retenir leurs délicates voix, ils semblent s’approcher lentement et viennent nous chanter des paroles d’humanité. Ce qui danse, ici, c’est la lumière, qui parcourt les heures du jours, et les visages ouverts des interprètes, jamais très loin de la grâce. Ces chants composés pour certains par des maîtres italiens contemporains entre 1968 et 2024, explorent les thèmes universels de la nature, du passage du temps au rythme des saisons, de l’amitié et du divin. Face au mystère de l’existence, ils célèbrent la joie de vivre malgré sa fragilité. U. (un canto) est un concert de chant choral mis en scène par le chorégraphe Alessandro Sciarroni. Un pari audacieux relevé par un artiste qui sait nous en imposer par son habituelle simplicité.
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Alma Söderberg - Infinétude
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Voilà un bien étrange sextet qui entre sur scène. Le premier interprète semble mimer un hautboïste mais les sons – d’où sortent-ils ? – ressemblent plutôt à des gargouillis. Chacun entre, les uns après les autres. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce qui semble au départ être une plaisanterie potache évolue, par le fait même de la répétition du motif et de ses déformations constantes, vers une performance musicale et chorégraphique impressionnante. Nous sommes transportés bientôt vers une dimension plus spirituelle. Les interprètes expérimentent le sentiment d’infinité : ce qui n’aurait ni commencement ni fin et qui se poursuit dans une boucle éternelle. Sur le principe des circles song, chacun propose un rythme, un son, un geste, qui nourrit l’énergie rythmique du groupe. En retour, l’énergie de l’ensemble porte chaque individu à moduler petit à petit ce qu’il fait. Dès lors, on assiste à une étude minutieuse de leurs interactions : comment jouer, transformer et changer l’espace par les mouvements et les voix ?
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Silvia Gribaudi - Suspended Chorus
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Silvia Gribaudi, dans un costume blanc tout aussi impeccable que stylé, occupe le plateau pour un solo qui a de l’énergie à revendre. Mais elle n’est jamais seule : le public est là comme un choeur. Elle descend du plateau, lui donne le micro, l’interpelle, s’amuse avec et de lui – le lâche, parfois, pour groover sur un son électro – le reprend, le mobilise. Elle convoque également quelques puissantes compagnes : Isadora Duncan, Pina Bausch ou Anna Pavlova, figures de liberté et d’inventivité gestuelle. Forte de ces soutiens, elle s’offre entièrement avec ses cinquante et quelques années, avec son corps engagé dans la performance. Tout en jouant sur les codes du clownesque et de l’autodérision, elle nous invite à nous amuser de notre regard. De notre regard sur son corps, mais aussi sur le nôtre et puis, pourquoi pas détourner la tête et rencontrer notre voisin·e de siège…
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Travaux Publics / Marie Cambois - Je danserai(s) seule avec vous
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Chorégraphe et interprète installée à Nancy, Marie Cambois développe depuis plus de vingt ans une recherche à la croisée de la danse, de la musique, de la lumière et du jeu théâtral. Cette nouvelle pièce est un solo performatif pensé comme une forme légère, mobile et autonome. Accompagnée du musicien Anthony Laguerre, Marie Cambois compose un espace mouvant où danse, son et image dialoguent dans un même flux. La pièce explore ce qui apparaît lorsque l’on est seule face au public, comment peu à peu, une créature scénique émerge, fragile et multiple. Accompagnée du regard de Jérôme Marin alias Monsieur K, elle poursuit ici sa recherche autour de la porosité entre les arts et de la puissance évocatrice du corps seul en scène.
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Marc Lacourt - Valse avec W...
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Six personnages vivent dans un espace qui ressemble à une maison mais où les tableaux tombent pour en révéler d’autres, où les lampes se déplacent toutes seules. À quel moment de l’histoire arrive-t-on ? Au début, au milieu, à la fin ? Pris dans un tourbillon de possibilités, ils dansent, ils chantent et ils se disputent, jusqu’au vertige, jusqu’à la chute, dans un joyeux chaos de cris et de rires, de sautes d’humeurs. Mais, la nuit, une créature chevelue traverse la scène en courant. Est-ce un monstre sorti de nos cauchemars ou seulement l’image de l’autre que l’on montre du doigt ? Comme dans une chambre d’enfant, où les récits sont en latence, ces protagonistes vont jouer avec ce qu’ils ont à disposition pour faire émerger des bribes d’histoire et joyeusement conjurer les peurs. Inspiré de Max et les maximonstres , ce spectacle vitaminé, fort en couleurs vives et pressenti pour les Molières 2026, s’adresse aux petites terreurs et leurs parents. Tout public + 6 ans
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Festival / Catarina Barbosa - Estranha Forma
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Une jeune femme épluche des pommes de terre dans la cuisine. Cela ressemble à un souvenir de la chorégraphe Catarina Barbosa qui a vécu la même scène, avec sa grand-mère, pendant que les hommes se préparaient tranquillement pour manger. Mais là où la chorégraphe n’a vécu une révolte qui n’était qu’intérieure, son alter ego sur scène sort de ses gonds, dès le moment où Amalia Rodriguez, star du Fado, chante à la radio : « C’est la volonté de Dieu / Que je vive dans cette anxiété / Que tous les malheurs soient les miens / que toute nostalgie soit à moi ». Elle commence à danser avec les torchons, à singer les tâches ménagères, à en exagérer les gestes, à disperser les patates dans toute la maison. Elle donne à sa pièce une ambiance sépia et on ne sait plus vraiment à quel temps on se situe – la jeune femme qui cherche à subvertir une situation qui pourrait l’enfermer, est-ce elle ou sa grand-mère ? Et qui ce corps nargue-t-il ? Qui libère-t-il ?
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Festival / Aina Alegre - FUGACES
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Des silhouettes dressées aux torses nus habillés d’un simple boléro sortent de l’ombre. Dans le silence, l’une d’elles s’avance lentement. Elle lève les bras, gonfle le torse, nous regarde droit dans les yeux. L’un après l’autre, les sept interprètes se présentent, gestes rapides, nets et amples, reprises fermes, apnées suspendues, mais aussi ondulations du bassin. Derrière eux, qui les habite, il y a une figure : Carmen Amaya, danseuse flamenca, chanteuse, actrice du début du XXe siècle qui s’est construite ellemême. Sans chercher à reproduire sa danse, c’est à elle qu’Aina Alegre consacre sa dernière pièce. La rencontre se fait avant tout sur la force de frappe – littéralement – qui habite la figure tutélaire. Alegre cherche à se connecter à la danse d’Amaya, par des voies sonores, rythmiques, toniques, énergétiques, mais c’est surtout le flux rageux de la danse, direct et vivant, qui les relie.
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Festival / Katerina Andreou - Bless This Mess
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Réseaux sociaux, publicité, visioconférences, conversation sur haut-parleur, musique écoutée sans écouteurs… Nous sommes constamment sollicités dans nos vies urbaines – même si nous ne demandons rien. Mais ne sommes-nous pas habitués à ce bruit ambiant ? La vie, le mouvement, les formes ne s’y frayent-elles tout de même pas un chemin pour nous interpeller, parfois ? Katerina Andreou explore la confusion et l’érige en outil créatif dans sa première pièce de groupe. Le spectacle se construit dans un bruit constant, magma physique et psychique de gestes, de voix, de sons, d’effets lumineux entrecoupés de noirs brutaux. Tous les signaux y sont instables et l’espace éclaté. Au sein de ce capharnaüm, elle laisse émerger le désir d’être ensemble et autorise, par des arrêts ou des unissons fortuits, des images à se suspendre, suffisamment longtemps pour qu’elles nous parlent. Elle laisse ainsi entrevoir des espaces de répit et de retrouvailles possibles.
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Festival / Zoé Lakhnati - This is la mort
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Nos héros s’incarnent dans des corps bien précis. Ces corps façonnent nos imaginaires de puissance, de victoire et de pouvoir, à tel point peut-être que nous désirons leur ressembler. La jeune chorégraphe Zoé Lakhnati s’interroge sur ce rapport de fascination : et si les héros représentaient des idéaux capitalistes dans lesquels nous sommes enfermés et dont nous devrions nous libérer ? Elle nous offre ainsi une galerie de personnages apparaissant dans leur costume de gloire. Mais, très vite ils apparaissent dans des habits mal taillés, où leurs mouvements, leurs postures et attitudes montrent les faiblesses des héros et les font sortir de leur enveloppe. Chaque figure (le chevalier, le bodybuilder, l’espion,…) commence alors un processus de disparition, contre lequel il est impossible de lutter.
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Festival / Solène Wachter - Machine à Spectacle
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Solène Wachter aime explorer l’envers du décor. En 2025, dans Logbook , avec sa complice Bryana Fritz, il s’agissait de travailler à partir de tout ce qui peut être abandonné dans un processus de création. Cette fois-ci, c’est au cinéma de blockbusters que la chorégraphe s’intéresse. Et à un métier bien particulier, demandant un entraînement physique de haut niveau : celui de cascadeur. C’est avec ses outils de danseuse qu’elle vient interroger, imiter, déplacer le travail de corps qu’il y a derrière ces scènes impressionnantes. En coulisses, des corps se préparent à des mouvements impossibles qui nous paraissent pourtant le comble des capacités de nos physicalités. C’est bien ce paradoxe qui est au coeur de la pièce de Solène Wachter. Elle y invente une danse inspirée d’une prise d’espace dangereuse, qui peut se solder par l’échec : chute ou impact. Elle met à nu les mécanismes d’une danse de blockbuster, sans pour autant gâcher le plaisir du suspense.
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Festival / Johana Malédon - (titre provisoire)
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Pourquoi lisez-vous ce texte ? Qu’avez-vous besoin de comprendre, de classer, de nommer ? Pourquoi cherchons-nous toujours à catégoriser le sens ? Sur un panneau, un mot en rouge apparaît. En autorisant le sens des mots et des gestes à s’échapper, Johana Malédon nous invite à nous méfier des mots, de ce qu’ils nomment, de ce qu’ils désignent des corps. Elle crée, en s’appuyant sur son vêtement et en jouant des éléments du plateau brut, un espace imaginaire riche en images et en évocations. Nous sautons avec elle d’une image à l’autre, d’images de danseuses, de personnages de films, noires ou blanches, d’aujourd’hui ou du passé. La pièce ressemble à un film en accéléré, mis en pause, qui saute, qui revient en arrière, sans le son. Il ne reste plus qu’à faire confiance à notre propre esprit critique pour interpréter ce qui se joue devant nous. Et à prendre plaisir des métamorphoses que la danse nous offre.
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Festival / Jann Gallois - Imminentes
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Festival l'année commence avec elles Le monde actuel, selon Jann Gallois se présente sous des jours inquiétants. La nouvelle co-directrice de l’Agora, Cité Internationale de la Danse de Montpellier se demande quelles ressources contre la destruction, la haine et la violence, la danse peut-elle offrir ? Quelles réponses le corps féminin peut-il dresser contre l’adversité ? Imminentes propose une alternative vibrante. Dans des couleurs qui évoquent un bouquet de pivoines ou de tulipes, mais aussi le feu et la fourrure de fauves, la chorégraphe convoque la puissance féminine, avec six interprètes virtuoses. Leurs voix résonnent ensemble, depuis le murmure jusqu’au cri, chassent l’obscurité. La danse, frontale, à l’unisson, démonstrative, physique, réinvente des rites magiques où l’on puise la force dans la terre. La chorégraphe nous plonge dans une énergie réparatrice et nous élance dans une vague commune où le sourire, malgré le risque de l’épuisement, ne lâche jamais.
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Marco D'Agostin - Catalogo
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Nous avions découvert la gravité sereine de Marta Ciapina dans Gli anni (2023), pièce de Marco d’Agostin, dans un rôle qui lui a valu le prestigieux prix Ubu. Aujourd’hui elle demande au chorégraphe de mettre en scène sa tournée d’adieux. Cela donne Catalogo , qui nous plonge dans la dernière journée de travail d’une danseuse en studio. Quatre artistes (Silvia Gribaudi, Emio Greco | Pieter C. Scholten, Sotterraneo, Francesca Pennini/Collettivo Cinetico) ont été sollicités pour créer en son honneur un objet artistique : une vidéo, une danse, un geste… à partir de ces hommages poétiques, Marco d’Agostin construira la dernière chorégraphie qu’elle traversera. Mais à mesure des représentations, d’autres objets pourraient bien venir s’ajouter au catalogue. Alors cette tournée n’est-elle pas, finalement, une manière de prolonger la vie d’une danseuse ? Et si ces adieux, sans cesse renouvelés, réinventés, devenaient une façon de vivre, profondément romantique ?
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Travaux Publics / Calixto Neto - Jardim Atlântico
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Calixto Neto, danseur et chorégraphe originaire de Olinda au Brésil est installé en France depuis 2013 après avoir été membre de la compagnie de Lia Rodriguez à partir de 2007. Jardim Atlântico est un projet chorégraphique protéiforme mais aussi un lieu bien réel, le quartier où le chorégraphe a grandi, à Olinda au nord-est du Brésil. Un quartier touché par un contraste social qui ressemble à plusieurs autres. Un quartier banal, en périphérie de la ville. Jardim Atlântico est le nom d’une pièce solo, habitée par les mémoires, les archives personnelles, les danses traditionnelles de Pernambuco, qui prendra aussi la forme d’une manifestation collective. Une pièce de danse comme une maison, entourée par d’autres propositions performatives, à l’intérieur d’un quartier éphémère. Un lieu d’accueil pour les artistes des périphéries, les corps marginalisés, les récits invisibilisés.
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Emily Gualtieri et David Albert-Toth - Labour
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Le capitalisme patriarcal valorise l’efficacité, l’accélération, la performance individuelle. Que peut-on lui opposer d’autre que la lenteur ou l’errance ? Comment redistribuer l’intensité, dans un élan collectif non excluant ? C’est ce difficile pari que relève le collectif PARTS + LABOUR. Face à la performance virtuose de chacun, il parie sur la puissance d’une endurance physique portée par l’écoute du groupe, dans le soin de la différence. En une heure de danse, cinq femmes entreprennent de faire des tours de plateau dans une danse coordonnée. Petit à petit les mouvements, amples et faciles au départ, s’avèrent, dans la répétition, éprouvants. Le jeu commence au moment où il faut se défaire des couches en trop, boire, grignoter tout en continuant à suivre le groupe. Elles sont ensemble dans ce défi joyeux, qu’elles incarnent non sans humour, sans jamais oublier qu’il y a le public devant elles qui devient complice lui aussi.
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Travaux Publics / Léo Gras - coeur doux.
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Chorégraphe et interprète, Léo Gras est danseur au Centre Chorégraphique National Ballet de Lorraine jusqu’en 2023 avant de fonder sa propre compagnie. Il développe depuis, un travail alliant danse, costume, théâtre, film et conception de poupées, s’interrogeant sur l’identité et la définition de soi. Sa nouvelle création aborde un thème sensible et douloureux, le viol. Cette pièce est son histoire, celle d’une victime de détournement de mineur et de pédophilie par un chorégraphe. Coeur doux. est sa réponse intime et politique. Une tentative de transformation du corps victime-détruit en un corps mémoire-reconstruit. Une performance chorégraphique, musicale et marionnettique, où trompe-l’oeil, chant, plainte, pleur et manipulation, cherchent à interroger les dynamiques de pouvoir entre le corps et l’objet.
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Marion Lévy - Roméo
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Marion Lévy, avec la complicité de l’autrice Mariette Navarro invite dans notre siècle l’un des personnages shakespeariens les plus célèbres. Roméo est aux prises avec son corps qui change, avec ses hormones en bataille – avec ce qu’il ne comprend pas et ses tentatives de conformation. Et puis, il tombe amoureux de Juliette. Juliette qui, peut-être, n’a pas tout à fait le profil qui plairait à son entourage. Peut-être sa couleur de peau, sa religion, le quartier où elle vit ? À l’heure où l’influence des réseaux masculinistes tentent de capter l’adolescence, Roméo nous rappelle qu’elle peut encore être tendre, émue, amoureuse. Qu’il y a, dans l’articulation des mouvements et dans les mots, dans le dialogue avec la musique, une possibilité d’ordonner par le récit ce que c’est de devenir homme, dans les mutations du corps et les mouvements du coeur. Marion Lévy rappelle peut-être aussi aux adultes qu’il n’y a pas de jeunesse sans débordements et sans conflits.
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Sylvain Riéjou - Elvis a quitté le bâtiment (création en cours)
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Avant de clore son association avec POLE-SUD, Sylvain Riéjou convie le public à une soirée joyeuse et populaire, imaginée en deux temps. En attendant la forme finale prévue pour 2028, il présentera un extrait de sa création en cours Elvis a quitté le bâtiment . Dans cette pièce qui prend appui sur des figures iconiques de la pop et du rock, il explore avec ses quatre interprètes les liens entre célébrité, corps et pratiques scéniques. En écho à ce travail, il invite ensuite celles et ceux qui le souhaitent à connaitre à leur tour le fameux « quart d’heure de célébrité » lors d’un concours de Lip-Sync. Tour à tour le public dispose du plateau de POLE-SUD pendant deux minutes pour interpréter en playback sa chanson préférée. Entre création et fête collective, cette soirée est une véritable invitation au partage. Les modalités d’inscriptions sont à retrouver à partir de novembre 2026 sur le site pole-sud.fr
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Bruno Benne - QUATRE (saisons)
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
La musique active en nous le désir de bouger. Aux premières notes d’un morceau, nous incarnons la pulsation, le rythme. C’est sur l’une des pièces les plus connues au monde, Les Quatre saisons d’Antonio Vivaldi, riche en nuances musicales, que Bruno Benne nous fait approcher ce mystère. La musique de Vivaldi est aussi célèbre que complexe : lignes mélodiques indépendantes, courts mouvements riches de maintes nuances expressives. En déployant dans l’espace les motifs ornementés de la danse baroque, il fait découvrir aux plus petits comment la danse naît du sursaut d’un pied, d’un coude, d’une fesse ou même d’un sourcil ! En isolant tête, bras et jambes, en jouant sur des gestes répétés, décalés, en symétrie ou en parallèle, il semble que les deux interprètes n’ont d’autre mission que de nous faire voir ce que nous entendons. Et puis, insensiblement, nous découvrons qu’il nous est raconté une histoire entre ces deux personnages… Tout public + 4 ans
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Arno Schuitemaker - Monday
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Commencer par la fin et remonter la chaîne des causalités, comme si aujourd’hui était l’horizon de demain. Tel est le pari quasi-cinématographique d’Arno Schuitemaker dans Monday , à la manière de ce qu’avait fait Christopher Nolan dans Tenet . Ici aussi, nous ressentons un fort questionnement sur les conséquences de nos actes, le désir de pouvoir avoir la mémoire de ce qui va arriver pour guider nos gestes. La chorégraphie est mise en rapport avec la scénographie : il s’agit en effet, pour les interprètes de reconstituer un décor défait. Est-ce par l’effet de la ruine, de l’entropie ou de la destruction ? L’inversion du mouvement, principe qui guide le chorégraphe, nous fait espérer construire le sens de l’image initiale. Mais alors que nous pensions vivre le film à l’envers, alors que nous cherchons à comprendre, c’est notre façon de regarder qui est bouleversée : nous ne cherchons finalement plus la cause. Nous sommes concentrés sur le geste lui-même, la tension qui l’habite, jusqu’à l’hypnose.
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Travaux Publics / Katerina Andreou - Memento Ridere
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Artiste associée à POLE-SUD dès la saison 27/28 Katerina Andreou prépare ici sa prochaine création. Memento Ridere explore la mortalité, la peur et la survie à travers le rire, la satire et le mouvement collectif. Huit danseur·euses évoluent dans une scénographie en mouvement, qui évoque tour à tour le désert, l’autoroute, la friche ou le Luna Park – des lieux de risque, de vertige et de suspension. Le temps s’y dilue ; le voyage devient une traversée physique et sensible plutôt qu’un récit linéaire. À la fois passager·ères et moteurs, les interprètes façonnent ensemble le rythme, l’espace et l’élan. Leur présence oscille entre endurance, transe, fête et absurdité. Ici le rire est un geste de résistance, une manière de rester debout quand tout semble pousser vers le désespoir.
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Matteo Sedda - FUCK ME BLIND
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Matteo Sedda s’inspire du film Blue de Derek Jarman comme prétexte à ce duo. Là où le réalisateur et écrivain faisait tournoyer des corps sonores sur un plan séquence de l’International Blue Klein, le chorégraphe met à l’oeuvre cette rotation des corps au plateau. Se toiser, se fuir, s’approcher, se sourire, se regarder par en dessus ou par en bas, se provoquer, se faire peur, se frôler, se toucher,… Deux hommes à l’apparence virile, qu’ils déjoueront peut-être, s’engagent dans une danse de tours, de spirales et d’entrelacements, et se donnent à voir émus, érotisés, douloureux parfois. Entre Blue et FUCK ME BLIND , un même désir : exposer un être-homosexuel, balançant entre fierté et désir de témoigner. Exposition frontale des techniques de drague ou tentative de subvertir poétiquement les approches amoureuses et sensuelles ?
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Efthimios Moschopoulos - FÁE
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Lorsqu'il était enfant, Efthimios Moschopoulos entretenait un rapport quotidien et âpre à la nature. Il cherche aujourd’hui à comprendre ce qui reste d’animal en lui, et, finalement, dans chaque humain. Des sensations vives qu’il lui reste de cette époque de sa vie, des odeurs et des goûts enivrants de fruits, la brûlure du sel et du soleil, il fait une matière dans laquelle il puise des images qu’il convoque au plateau. Il navigue entre le partage d’un repas aux accents bucoliques, et la bâfrée du cheval dans son écurie. Le solo développe une gestuelle apparemment puissante, sans être jamais explosive, et décuplée par l’évidence d’un corps athlétique. Le danseur déjoue sans cesse son apparence physique sculpturale, préférant suivre un mouvement très interne, très contenu, dans une remontée de son passé vers le présent de son corps. Mais, à travers des évocations de danses en club, sensuelles et rythmées, il dévoile aussi l’homme qu’il est devenu, nourrit de cette douce rudesse.
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Philippe Lebhar - DIBBOUK
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
Marqué par un drame intime dont nous n’aurons que les lointains échos, le chorégraphe se souvient de sa judéité et de ce qu’il en a, plus ou moins consciemment, incorporé. Il a recueilli des gestes religieux qui lui étaient étrangers, mais aussi, la mémoire corporelle des danses traditionnelles pratiquées en famille. Au départ, il y a une forme, une masse, dans laquelle un corps est entremêlé. Monstre marin ou nageur exténué dans sa bouée, peut-être divinité silencieuse et impuissante, nous sommes saisis d’emblée par l’étrange qui émane de cet objet chorégraphique. Danseur chevronné, Philippe Lebhar sait faire voyager notre attention du détail (une pierre, la tension du mollet) vers l’espace qu’il dessine en dansant des rondes. Veillé par une lumière lui rappelant celle qui traverse les vitraux de Chagall, chantre de la culture ashkénaze du début du XXe siècle, et par le souvenir du tableau « Le Père » du même auteur, le danseur nous offre sa transformation progressive vers un personnage loufoque, facétieux et mystérieux : le Dibbouk.
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Vidal Bini - Sombre
POLE-SUD, CDCN Strasbourg
C'est au coeur d'un univers sombre que Vidal Bini nous emmène. Nous ne sommes, avec lui, jamais loin des catacombes et du Nom de la Rose , du roman gothique. C’est sur une image de drapeau noir qu’il finissait MYOTIS X , sa précédente pièce. Pour le chorégraphe, cette couleur est un emblème rayonnant d’une inquiétude fondamentale, paradoxalement porteuse d’espoir et de vie. Le noir appelle toujours la lumière. Ce contraste, d’une réelle puissance romantique, permet au chorégraphe de poser de profondes questions. Quelle est la première danse ? Quel est le premier mot ? Quel est le premier geste qu’un humain a réalisé pour le simple plaisir du mouvement ? Et, en miroir, quelle sera la dernière danse, le dernier mot ? Par la circulation constante entre respiration et chant, souffle et mouvement, en en cherchant à la fois l’origine et la perpétuation, c’est par la danse que Vidal Bini aborde ces questions aussi inquiétantes et vertigineuses que fascinantes. De la pensée en mouvement.
via OpenAgenda