Lieu
La compagnie, lieu de création
19 rue Francis de Pressensé 13001 Marseille
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Finissage de l'exposition Ses racines… projections avec Driss Aroussi, Hassen Ferhani, Serge Le Squer, Elsa Ledoux, Saber Zammouri
La compagnie, lieu de création
Evénement en lien avec l’exposition Ses racines s’étendent jusqu’à 7000km. dans le cadre de la Saison Méditerranée de l’Institut Français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar Projections à l’occasion du finissage, organisée par des artistes de La compagnie, lieu de création (Marseille): Driss Aroussi, Hassen Ferhani, Serge Le Squer, Elsa Ledoux, Saber Zammouri Saber Zammouri, _Le bec et l’Empire_, 2022, 11’ Un oiseau prend la parole. Par sa voix et ses mouvements, il tient un discours continu, précis, construit. Il s’agite, hésite, se retourne, appelle, insiste. Peu à peu, son corps et sa voix composent une parole qui semble entièrement lui appartenir. Proposition d’Hassen Ferhani, Yann Le Masson et Olga Poliakoff, _J’ai huit ans_, 1961, 10’ Rescapés de la guerre d’Algérie et réfugiés dans des camps tunisiens, des enfants algériens témoignent, à partir de dessins, des événements tragiques qu’ils ont vécus. Le film a été réalisé sur une idée de René Vautier. Il a été produit, développé, monté et projeté clandestinement, saisi dix-sept fois, et censuré pendant douze ans en France. Serge Le Squer, _Pas à pas, les arpenteurs, Beyrouth_, 2003, 26’ 2002, Beyrouth, dans un cinéma détruit et abandonné depuis la guerre, deux arpenteurs prennent des mesures. À l’extérieur, la ville se reconstruit. Immeuble détruits, ruines archéologiques, bâtiments postmodernes, chantiers à l’arrêt, déchets triés. Le passé et le présent se télescopent dans une dialectique de la construction/ruine qui structure le montage du film jusque dans la relation du son à l’image. Driss Aroussi, _Borj el mechkouk_, 2023, 32’ Missionné par son village oasien, un homme part dans le désert observer et éventuellement remettre en état un système de galeries d’eaux souterraines qui se nomme Khettara. Nous suivrons sa traversée jusqu’au Borj el mechkouk, durant un temps il travaillera et vivra dans cette zone aride. Que découvrira-t-il ? Elsa Ledoux, _Avant que la terre ne sèche_, 2017, 7′ Film avec un ami kurde qui raconte son parcours de son pays à Marseille. Il y a une métaphore entre son parcours et l’eau, comment il a coulé comme l’eau. Dans sa région, on dit à quelqu’un qui part, qu’il part comme l’eau et qu’il reviendra comme l’eau. Entracte Et un film surprise : un film de 1985 (108’) qui utilise les outils du cinéma et ses archives pour produire une contre-visualité
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Rasha Salti présente Birds of September (Touyour Ayloul) de Sarah Francis
La compagnie, lieu de création
Rasha Salti s’appuiera sur le film pour présenter le cours de sa recherche. Birds of September (Touyour Ayloul) de Sarah Francis, Liban/Qatar 2013, 99 min, numérique, arabe avec sous-titres anglais ou français Un van vitré parcourt les rues de Beyrouth, où se trouve une caméra qui explore la ville derrière la vitre. En chemin, plusieurs personnes sont invitées à partager un moment personnel dans ce confessionnal émouvant. Chacun se manifeste par un visage, un corps, une posture, une voix, une attitude, une émotion, un point de vue, un souvenir. Leurs confessions sont vraies, franches et intimes. Cependant, assez vite, la camionnette se vide à nouveau et erre à Beyrouth ; cherchant sans cesse quelque chose, quelqu’un. Sarah Francis est une réalisatrice qui a grandi et étudié à Beyrouth (Liban). Birds of September est premier film documentaire. As Above, So Below est son second film documentaire (première à Berlinale Forum 2020). Dead Dog (2025) est son premier film de fiction. voir aussi : 24.10 20h30 * Projection de Géographies de Chaghig Arzoumanian et conversation entre la réalisatrice et Rasha Salti (cette projection fera suite à la présentation de la performance scénique Elegie d’une disparition: de 19h à 20h à la Friche Belle de Mai) Rasha Salti est chercheuse, écrivaine et curatrice d’art et de cinéma. Elle a été programmatrice au Festival du film international de Toronto (2011-2016) et depuis 2017, elle est chargée de programme à l’Unité Société et Culture à Arte France pour La Lucarne. Elle a été co-commissaire de Mapping Subjectivity: Experimentation in Arab Cinema from the 1960s until Now, avec Jytte Jensen (MoMA New York, 2010-2012). Elle était l’une des commissaires de la 10e Biennale de Sharjah (2011). Elle a été directrice de la 1ere session de l’Académie Résidence RAW centre pour l’art, le savoir et la societe (Dakar 2016). Elle a été programmatrice des cycles de conférences et projections « Palestine : territoire, mémoire, projections » (Mucem, La compagnie lieu de création, Marseille, 2017). Elle a été co-commissaire, avec Kristine Khouri de l’exposition documentaire et archivale Past Disquiet qui a été présentée au MACBA (Barcelone 2015), à la Haus der Kulturen der Welt (Berlin, 2016), au Musée de la Solidarité Salvador Allende (Santiago, 2018), au Musée Sursock (Beyrouth, 2018), au Zeitz MoCA (Le Cap, 2023), au Palais de Tokyo (Paris, 2024) et à Framer Framed (Amsterdam, 2025). En 2026, elle a fait partie de l’équipe curatoriale, dirigée par Koyo Kouoh pour la 61e Biennale de Venise. Salti a dirigé la publication d’Insights into Syrian Cinema: Essays and Conversations with Filmmakers (2006, ArteEast et Rattapallax Press), de Beirut Bereft, The Architecture of the Forsaken and Map of the Derelict (Sharjah Art Foundation, 2010, en collaboration avec le photographe Ziad Antar) et de I Would Have Smiled: A Tribute to Myrtle Winter-Chaumeny, avec Issam Nassar, en 2010.
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Rasha Salti présente Géographies de Chaghig Arzoumanian
La compagnie, lieu de création
24.10 20h30 * Projection de Géographies de Chaghig Arzoumanian et conversation entre la réalisatrice et Rasha Salti (cette projection fera suite à la présentation de la performance scénique Elegie d’une disparition: de 19h à 20h à la Friche Belle de Mai) _Géographies_ de Chaghig Arzoumanian, 2015, Liban, 72 minutes en arménien Chaghig Arzoumanian a 27 ans, mais elle pourrait en avoir mille : en voix off, elle prend personnellement en charge le passé de sa famille, la sédimentation de prénoms, de récits, de trajets et de photographies qui lui en a été transmis par bribes, on-dit, anecdotes. Sa généalogie arménienne, qui prend des proportions mythiques, est réinscrite dans les paysages d’aujourd’hui. « Les ruines ont fusionné avec la terre », entend-on de la plaine d’Anatolie que ses grands-parents ont quitté enfants au début du génocide arménien. Mais la cinéaste découvre d’autres exils sous cet exil, plus anciens, dont elle incruste les fantômes dans le présent – familles persécutées pendant le sultanat au seizième siècle, enfants épargnés en 1915 par la chance d’une circoncision médicale, tête coupée d’un époux découverte par sa femme. Cette violence historique a pour contrepoint l’éclat intime, chaleureusement familial, d’histoires plus récentes. L’abstraction topographique cède sous le récit familial, un homme fabrique trois barques avec une orange; des fruits poussent en surimpression sur un champ stérile. De l’Anatolie, l’exil a mené à Beyrouth, où Chaghig Arzoumanian est née, mais une branche de la famille a bifurqué au Caire, à Damas, Jaffa… La carte devient tapisserie aux couleurs et aux motifs multiples, changeants – une épopée tissée de fils individuels. (Charlotte Garson) Chaghig Arzoumanian vit et travaille au Liban et en France. Ses grands-parents avaient quitté enfants leur village natal de Burunkisla pendant le génocide arménien de 1915. Elle est née à Beyrouth en 1988 et travaille actuellement entre Paris et Beyrouth. Elle est diplômée de l’Université de Paris VIII, titulaire d’une double maîtrise en cinéma et de valorisation du patrimoine cinématographique et a été formée à la restauration du film au laboratoire portugais d’archives de films (ANIM). Elle a dirigé plusieurs courts métrages et un moyen métrage : Au retour des marées. Geographies est son premier long métrage. Elle a co-monté en 2013 le documentaire E-muet dirigé par Corine Shawi et qui a été programmé en avant-première au FID Marseille. Rasha Salti est chercheuse, écrivaine et curatrice d’art et de cinéma. Elle a été programmatrice au Festival du film international de Toronto (2011-2016) et depuis 2017, elle est chargée de programme à l’Unité Société et Culture à Arte France pour La Lucarne. Elle a été co-commissaire de Mapping Subjectivity: Experimentation in Arab Cinema from the 1960s until Now, avec Jytte Jensen (MoMA New York, 2010-2012). Elle était l’une des commissaires de la 10e Biennale de Sharjah (2011). Elle a été directrice de la 1ere session de l’Académie Résidence RAW centre pour l’art, le savoir et la societe (Dakar 2016). Elle a été programmatrice des cycles de conférences et projections « Palestine : territoire, mémoire, projections » (Mucem, La compagnie lieu de création, Marseille, 2017). Elle a été co-commissaire, avec Kristine Khouri de l’exposition documentaire et archivale Past Disquiet qui a été présentée au MACBA (Barcelone 2015), à la Haus der Kulturen der Welt (Berlin, 2016), au Musée de la Solidarité Salvador Allende (Santiago, 2018), au Musée Sursock (Beyrouth, 2018), au Zeitz MoCA (Le Cap, 2023), au Palais de Tokyo (Paris, 2024) et à Framer Framed (Amsterdam, 2025). En 2026, elle a fait partie de l’équipe curatoriale, dirigée par Koyo Kouoh pour la 61e Biennale de Venise. Salti a dirigé la publication d’Insights into Syrian Cinema: Essays and Conversations with Filmmakers (2006, ArteEast et Rattapallax Press), de Beirut Bereft, The Architecture of the Forsaken and Map of the Derelict (Sharjah Art Foundation, 2010, en collaboration avec le photographe Ziad Antar) et de I Would Have Smiled: A Tribute to Myrtle Winter-Chaumeny, avec Issam Nassar, en 2010.
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