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J4 - Esplanade du MUCEM
Esplanade du MUCEM
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Cotton Queen
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Cotton Queen De Suzannah Mirghani Fiction | 94’ | Allemagne, France, Palestine, Égypte | 2025 Avec Mihad Murtada, Rabha Mohamed Mahmoud, Talaat Fareed, Haram Bisheer, Mohamed Musa, Hassan Kassala Présence en visioconférence de la réalisatrice Suzannah Mirghani Dans un village cotonnier du Soudan, l’adolescente Nafisa est élevée au milieu des récits héroïques de la lutte contre les colonisateurs britanniques racontés par sa grand-mère, la matriarche du village, Al-Sit Mais lorsqu’un jeune homme d’affaires arrive de l’étranger avec un nouveau plan de développement et du coton génétiquement modifié, Nafisa se retrouve au centre d’un jeu de pouvoir qui déterminera l’avenir du village. Prenant conscience de sa propre force, Nafisa se lance dans une quête pour sauver les champs de coton – et elle-même. Ni elle ni sa communauté ne seront plus jamais les mêmes. Aflam avait présenté en 2019 Al-Sit, court métrage qui laissait présager ce premier long pour Suzannah Mirghani.
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Alea Jacarandas
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Alea Jacarandas De Hassen Ferhani Documentaire | 78’ | Algérie, France | 2026 En présence du réalisateur Hassen Ferhani À Alger, un écrivain entreprend une cartographie poétique des jacarandas, arbres à la floraison mauve venus d’Amérique latine. Son fils cinéaste le suit dans cette déambulation intime ou les récits du père dessinent un dictionnaire amoureux de la ville. Leurs regards qui s’entrelacent composent l’histoire d’une transmission.
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Séance de courts métrages #1
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Cette séance met à l’honneur le parcours mené avec les élèves du collège Marseilleveyre autour de trois courts métrages de la sélection du festival. Accompagnés par Mathilde Chèvre, éditrice de la maison Le Port a Jauni, et Driss El Hachami, professeur de langue arabe, les élèves ont exploré les films à travers l’écriture, le théâtre, la calligraphie et un travail autour de la richesse d’une racine arabe commune à ces films. Une manière de découvrir les films à travers les yeux de jeunes spectateur·ices devenus pleinement acteur·ices du festival. ————————————————————————— Zizou De Khaled Moeit Fiction | 19’ | Egypte | 2025 Avec Ziad Kamel, Omar Sherif, Ahmed Bahaa Zizou, 13 ans, en surpoids, entreprend de se lier d’amitié avec le garçon le plus populaire du quartier. Mais ses tentatives acharnées l’exposent à des moqueries inattendues, réveillant des sentiments non résolus. ————————————————————————— L’mina De Randa Maroufi Expérimental | 26’ | France, Maroc, Italie, Qatar | 2025 Jerada est une ville minière au Maroc où l’exploitation du charbon, bien que officiellement arrêtée en 2001, se poursuit de manière informelle jusqu’à aujourd’hui. L’mina reconstitue le travail actuel dans les puits en utilisant un dispositif de écor conçu en collaboration avec les habi-tant·es de la ville, qui se mettent en scène dans leur propre rôle. ————————————————————————— Kentucky Gaza De Omar Rammal Fiction | 19’ | Jordanie, Palestine | 2025 Avec Nader Abd Alhay, Ramzi Maqdisi, Ahmad Al-Shaer À Gaza, Abu Anwar tient obstinément le seul restaurant de poulet frit, fidèle à sa recette unique. Son fils Anwar, étouffé par cette routine, le quitte après une dispute. Il tente alors un pari fou : faire entrer clandestinement du poulet d’une grande chaîne internationale. Le succès est fulgurant, offrant aux habitants un goût du monde extérieur. Mais le trafic met en péril le restaurant familial. Lorsque les autorités d’occupation y mettent fin, l’aventure s’effondre.
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Le Jour de colère : Contes de Tripoli
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Le Jour de colère : Contes de Tripoli De Rania Rafei Documentaire | 120’ | Liban, Arabie Saoudite, Qatar | 2026 En présence de Rania Rafei Première française En partenariat avec Films Femmes Méditerranée De Tripoli, Rania Rafei fait le cœur battant d’un récit qui lie l’intime à l’histoire collective. À partir des manifestations étudiantes de 1943, le film traverse les décennies : espoirs panarabes des années 1960, trauma de la guerre de juin 1967, fractures de la guerre civile, et colère populaire depuis 2019 contre la corruption et le confessionnalisme. Mêlant archives, lettres à un père disparu et exploration du présent, il adopte une forme ouverte. Porté par une voix off, ce voyage chronologique oscille entre confiance et désillusion, mais laisse briller un désir de changement toujours vivace.
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L’Entente – La face cachée d’Alexandrie
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L’Entente – La face cachée d’Alexandrie De Mohamed Rashad Fiction | 94’ | Egypte, France, Allemagne, Qatar, Arabie Saoudite |2025 Avec Ziad Islam, Adham Shukr, Emad Ghoniem En présence de Mohamed Rashad Après avoir purgé une peine de prison pour un acte de violence commis afin de défendre son frère, Hossam retrouve son quartier populaire d’Alexandrie. Pour subvenir aux besoins de sa mère et de son jeune frère Maro, il accepte un emploi dans l’usine où travaillait autrefois leur père, décédé dans des cir- constances tragiques. Tandis qu’il tente de reconstruire sa vie, Maro nourrit en secret le désir de se venger de l’homme qu’il tient pour responsable de la mort de leur père. Entre culpabilité, loyauté familiale et quête de justice, les deux frères cherchent un chemin vers l’avenir dans un environnement marqué par les violences sociales et les rapports de domination.
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Table ronde : Diffuser le cinéma de patrimoine des pays arabes, un geste politique ?
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Table ronde : Diffuser le cinéma de patrimoine des pays arabes, un geste politique ? Rencontre avec Mohanad Yaqubi (Palestine Film Platform), Nada Bakr (NAAS) et le festival Ciné-Palestine Cette table ronde réunit trois acteur·rices essentiel·les de la circulation et de la préservation des cinémas arabes. Renée Awit, programmatrice à Aflamuna, plateforme de streaming dédiée au cinéma arabe, œuvre pour rendre accessible un cinéma souvent marginalisé par les circuits de diffusion traditionnels. Mohanad Yaqubi, que l’on connait pour son travail sur les archives des mouvements de solidarité transnationale et les pratiques cinématographiques militantes, vient présenter la Palestine Film Platform, un projet du Palestine Film Institute – qu’il a cofondé pour développer, promouvoir et préserver la culture cinématographique palestinienne. Nada Bakr, directrice exécutive du Network of Arab Alternative Screens (NAAS), fédère quant à elle quatorze membres à travers sept pays du monde arabe, dans une approche profondément adaptative des besoins de ses réseaux locaux. Chacun·e, à sa manière, invente des stratégies de programmation, de restauration et de transmission pour que ces images, arrachées à l’oubli, continuent de porter la parole de celles et ceux que l’histoire a tenté de réduire au silence.
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Résister, décoloniser, enraciner : le travail des Archives Bouanani + projection Le Mirage
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Résister, décoloniser, enraciner : le travail des Archives Bouanani Rencontre avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier Suivi d’une signature du livre de Marie Pierre-Bouthier _Résister, décoloniser, enraciner. Cinéastes en quête d’un “nouveau regard” documentaire dans le Maroc indépendant_ (1956-2019) L’appartement familial de Rabat, ravagé par un incendie en 2006, abritait des décennies de création : les films, les manuscrits, les costumes, les photographies d’Ahmed Bouanani, poète-cinéaste majeur du Maroc, de son épouse Naïma Saoudi et de leur fille Batoul. Face à la disparition, Touda Bouanani, artiste visuelle, a choisi la résistance. Depuis 2011, elle préside à la sauvegarde et à la valorisation de cet héritage, constitué en association en 2021. À ses côtés, Marie Pierre-Bouthier, historienne du cinéma et membre fondatrice du collectif, publie en 2026 Résister, décoloniser, enraciner. Son ouvrage analyse, à travers l’œuvre de Bouanani, les stratégies de contournement de la censure et la quête d’un regard documentaire décolonisé dans le Maroc post-indépendant. Leur dialogue incarne le passage d’une archive privée et menacée à un projet commun de réappropriation collective, où les gestes de la chercheuse et ceux de l’artiste se répondent pour décloisonner la mémoire. La discussion sera suivie de la projection de la version de Le Mirage (1979) d’Ahmad Bouanani, premier film restauré par le Centre du Cinéma Marocain. Touda Bouanani est une artiste plasticienne et vidéaste pluridisciplinaire, gardienne à Casablanca des Archives Bouanani. Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 1993, elle inscrit son travail dans une recherche permanente de dialogue entre texte poétique et image. En 2021, elle fond l’association Archives Bouanani pour valoriser ce fonds, et lance avec Léa Morin et Maya Ouabadi le collectif Intilak, dédié à la réécriture féministe et décoloniale de l’histoire du cinéma. Marie Pierre-Bouthier est maîtresse de conférences en histoire et esthétique du cinéma documentaire à l’Université de Picardie Jules Verne. Elle consacre ses recherches aux gestes documentaires de résistance au Maghreb et aux questions de décolonisation du regard. Membre fondatrice des Archives Bouanani, elle travaille à la valorisation des cinéma marginaux et aux stratégies de contournement de la censure dans le Maroc après l’indépendance. ——————————————————————————— Le Mirage De Ahmed Bouanani Fiction | 100’ | Maroc | 1979 Avec Mohamed Habachi, Hamid Zniber, Naïma Lamcharki En présence de Touda Bouanani Version restaurée Dans le Maroc sous protectorat français, un jeune paysan découvre une liasse de billets cachée dans un sac de farine. Espérant changer sa vie, il quitte son village avec sa femme pour se rendre en ville afin d’échanger cet argent. Mais son voyage le confronte à un univers peuplé d’escrocs, de faux sages et de personnages énigmatiques. Entre rêve et réalité, Le Mirage prend la forme d’une fable poétique qui interroge les illusions du progrès, les rapports de pouvoir et les désillusions d’une société marquée par le colonialisme.
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Séance de courts métrages #2
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Séance de courts métrages #2 ——————————————————— De bouche à oreille De Kassem Skalli Documentaire | 12’ | Maroc | 2024 Au cœur de Jemaâ el-Fna, la célèbre place de Marrakech, des rumeurs disent qu’un sombre mystère oublié par le temps s’y cache : une prison secrète. En suivant les récits qui circulent de bouche à oreille, le film explore les frontières entre mémoire, légende et réalité. À travers cette enquête sensible, il interroge la manière dont les histoires se transmettent, se transforment et continuent de hanter les lieux, révélant les traces invisibles d’un passé enfoui. ——————————————————— Imagine Me Like a Country of Love De Thana Faroq Documentaire | 20’ | Yémen, Qatar, Pays-Bas | 2026 Imagine Me Like a Country of Love est un court métrage expérimental sur le retour au Yémen après dix ans d’absence. Mêlant images contemporaines, photos de famille retrouvées et animation, il explore la mémoire, l’appartenance et le deuil. Les archives, sauvées grâce à la mère de la réalisatrice, deviennent le fil rouge d’une réflexion poétique et fragmentée. Au rythme d’une mémoire discontinue et incertaine, le film interroge ce qu’il reste des souvenirs bouleversés par la guerre et l’exil, bien au-delà des ruines visibles. ——————————————————— In Retrospect De Mila Zhluktenko et Daniel Asadi Faezi Documentaire | 15’ | Allemagne | 2025 En 1972, des travailleurs immigrés participent à la construction du centre commercial et du village olympique de Munich. Quarante-quatre ans plus tard, en 2016, neuf jeunes issu·es de l’immigration y sont assassinés lors d’une attaque raciste. Faisant également écho au film Addressee Unknown (1983), dans lequel une femme demande : « Pourquoi tant de haine ? », In Retrospect entremêle ces trois temporalités pour interroger la persistance du racisme, la transmission de la mémoire et les traces durables que la violence laisse dans les lieux et les sociétés. ——————————————————— Co-directed With a Ghost De Muhammad Salah Documentaire | 9’ | Egypte | 2025 En présence de Raef Ali, ingénieur du son À l’origine, ces images ont été tournées sans aucune intention de réaliser un film : de simples prises de vue mettant en scène un acteur non professionnel. Mais l’intervention du frère aîné de celui-ci vient peu à peu bouleverser leur sens, interrogeant la nature même des images, leur fonction et le processus de création. En s’immisçant dans le récit, il devient une présence invisible qui réécrit le film de l’intérieur, comme un véritable « co-réalisateur fantôme ». À travers ce dispositif, le film explore avec humour et subtilité les frontières entre réalité, mise en scène et fabrication du cinéma.
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Séance de courts métrages #3, Zoom sur la résidence d’écriture WarshatAflam
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Séance de courts métrages #3, Zoom sur la résidence d’écriture WarshatAflam Lors cette séance, trois courts métrages développés au cours de précédentes éditions de cette résidence seront projetés en présence d’Aida Kaadan et Ahmed Essam Soliman. L’occasion pour ces cinéastes de présenter leur film, et d’échanger sur leur expérience et l’accompagnement par Aflam dans la réalisation de leur film. —————————————————————————————————— Another Day Shall Come De Aida Kaadan Documentaire expérimental | 20’ | Palestine, Qatar, Liban | 2026 Portrait audiovisuel de Palestinien·nes vivant en Israël, Another Day Shall Come donne voix à celles et ceux dont les récits restent souvent invisibles. À travers une mosaïque de messages vocaux anonymes, le film compose un récit intime de la vie sous la colonisation, entre sentiment d’effacement, mémoire et résistance. —————————————————————————————————— Of Burning Memories and Wounds De Suha Belal Fiction | 18’ | Égypte | 2025 Avec Menha El Batraoui, Maher El Sharnouby, Lolia Hesham Noura, trente ans, voit sa vie basculer lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte. Alors qu’elle s’interroge sur son désir de fonder une famille, elle s’occupe d’Anise, une femme de soixante-dix ans atteinte de la maladie d’Alzheimer et de démence, dont les souvenirs de maternité se brouillent peu à peu. À travers le lien qui unit ces deux femmes, le film explore avec délicatesse les thèmes de la mémoire, de la transmission et des choix qui façonnent une vie. —————————————————————————————————— Dear Hussein De Ahmed Essam Soliman Documentaire | 15’ | Égypte | 2026 Ahmed et Hussein, deux jeunes cinéastes d’Alexandrie, sont unis par une profonde amitié et une passion commune pour le cinéma. En janvier 2024, Hussein est injustement incarcéré pour des motifs politiques. Malgré les murs de la prison, un échange secret s’organise : Ahmed lui envoie des cassettes audio capturant le monde extérieur, tandis que Hussein répond par des lettres manuscrites depuis sa cellule, maintenant leur lien vivant.
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Table ronde : Ce que le patrimoine culturel national invisibilise : réflexions sur les archives des minorités arméniennes, kurdes et amazighes
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Table ronde : Ce que le patrimoine culturel national invisibilise : réflexions sur les archives des minorités arméniennes, kurdes et amazighes Rencontre avec Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri L’histoire du cinéma des «pays arabes» s’est écrite à l’aune des cadres nationaux hérités des découpages coloniaux, façonnée par des thésaurus qui ont souvent effacé les langues et les cultures minoritaires. Que devient alors la mémoire de celles et ceux que cette archive officielle invisibilise ? Arméniens, Kurdes, Amazighs – autant de peuples dont les images et les sons ont été marginalisés par une patrimonialisation pensée dans les frontières des États-nations. Cette table ronde interroge le méthodes pour faire émerger ces récits oubliés. _Cinéaste expérimentale et archiviste libano-arménienne, Chantal Partamian – que l’on connaît à travers son projet Katsakh: Mediterranean Archives – collecte, restaure et recontextualise des films de famille et des travelogues de Méditerranée orientale. Un acte de résistance narrative face aux effacements produits par l’exil et le génocide, et une réappropriation des images contre les cadres impériaux : elle viendra présenter les enjeux d’archivistique spécifiques à la question arménienne, effacée des index et des géographies._ _Historienne du cinéma, Pauline Tucoulet vient, de son côté, d’achever une thèse qui s’emploie à définir des contours historiques et esthétiques au « film kurde », jusqu’ici resté un impensé car coincé dans les cinématographies nationales des quatre pays qui éclatent le Kurdistan, et viendra nous parler des enjeux de patrimonialisation de ces cinématographies invisibilisées._ _La cinéaste et programmatrice franco-marocaine Sarah Mounia Kachiri, enfin, questionnera ce que signifie vraiment programmer du cinéma amazigh et le faire vivre face aux publics – ce qui impose déjà de réfléchir à une définition qui répondrait à la dénomination même de «cinéma amazigh», laquelle peut elle-même être questionnée._ Trois approches, trois terrains, une même exigence : décoloniser les archives pour restituer aux images leur pluralité.
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My Paradise, une archive filmique du Rojava
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My Paradise, une archive filmique du Rojava Un programme proposé et commenté par Pauline Tucoulet La production de films kurdes au Kurdistan syrien, ou Rojava, émerge au début des années 2000, lorsque des cinéastes kurdes tels qu’Ekrem Heydo commencent à tourner sur place, avec peu ou sans moyens financiers, et à l’abri du regard des autorités centrales. Son long métrage documentaire, Mein Paradies (2016), constitue un jalon dans l’histoire transnationale des films kurdes pour deux raisons. La première est d’ordre structurel, car il rend compte des modalités de coproduction et de coopération entre des sociétés de production et des établissements kurdes, eux-mêmes reliés à des organismes et des fonds de soutien étrangers, autrement dit non kurdes. La seconde raison est d’ordre symbolique. Son film fait archive. En réalisant le portrait de sa ville natale, Serêkaniyê, et de ses habitants, il réécrit une histoire politique et humaine du passé en l’inscrivant dans la contemporanéité de la guerre civile syrienne et de la récente déclaration d’autonomie kurde. _Pauline Tucoulet est docteure en études cinématographiques. Ses recherches portent sur l’histoire transnationale des « films kurdes » depuis les années 1960. Elle est affiliée à l’Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel (Ircav), chercheuse associée à l’Institut français du Proche- Orient (Ifpo) et secrétaire générale du Comité du film ethnographique._ ———————————————- My Paradise De Ekrem Heydo Documentaire | 104’ | Syrie, Allemagne | 2016 En présence de Ekrem Heydo Depuis que le Printemps arabe a gagné la Syrie, une guerre civile incessante a dévasté la ville de Serêkaniyê, située à la frontière entre la Syrie et la Turquie. À partir d’une photographie prise vingt-cinq ans plus tôt, représentant quelques anciens camarades de classe, le film retrace l’émergence de la révolution syrienne et les profondes conséquences qu’elle a eues sur leurs destins et sur l’histoire du pays.
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Séance de clotûre du festival Aflam : Souraya mon amour
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Séance de clôture Souraya mon amour De Nicolas Khoury Documentaire | 81’ | Liban, Qatar | 2025 En présence du réalisateur Nicolas Khoury et de Souraya Baghdadi Dans Souraya mon amour, Nicolas Khoury filme Souraya Baghdadi, actrice et veuve du grand cinéaste libanais Maroun Baghdadi. Leur histoire débute en 1981 sur le tournage de Petite Guerre à Beyrouth. Après Cannes, ils s’installent à Paris. En 1993, alors qu’elle attend leur troisième enfant, Maroun meurt brutalement dans des conditions mystérieuses. Trente ans plus tard, Souraya explore ses archives, ses souvenirs et ses méditations. Entre conversations intimes et images d’époque, le documentaire tisse le portrait d’un amour persistant, hanté par l’absence, où la danse, le cinéma et la réflexion prolongent une présence toujours vivante.
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