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Polka Galerie

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Exposition de Irina Werning, Twinning Moments - Polka Galerie
viernes, 11 de septiembre de 2026Otro

Exposition de Irina Werning, Twinning Moments - Polka Galerie

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Le jury de la deuxième édition du Prix International la Cense de la Photographie de Cheval, présidé par Viggo Mortensen et parrainé par Yann Arthus-Bertrand, distingue cette année Irina Werning pour une série consacrée aux foires animales de Buenos Aires. Avec un regard à la fois tendre, ironique et politique, l’argentine compose un récit visuel où le cheval devient le reflet silencieux de l’humaine. Un double inattendu au moment même où le monde rural qui les reliait semble s’effacer. « J’ai commencé à visiter des foires animales pour comprendre ma propre déconnexion avec les animaux ». Enfant, la photographe argentine passait ses étés dans une ferme, montant à cheval et vivant au plus près du monde rural. Mais ces espaces familiers ont changé. En effet, depuis les années 1990, plus de 20 millions d’hectares ont été alloués à la culture intensive, dominée notamment par le soja, destiné à l’exportation réduisant les pâturages et la présence des animaux dans les espaces ouverts. Alors, pendant près de trois ans, Irina Werning fréquente les grandes foires aux bestiaux de Buenos Aires. Dès le premier jour, elle remarque une étrange ressemblance entre une jeune fille et son cheval. Une idée s’impose alors:traquer les signes d’une parenté secrète entre humains et animaux. Dès lors, la photographe entreprend ce qu’elle appelle une chasse aux «twinning moments», des instants de gémellité involontaire, son instant décisif:une femme tresse les crins de son cheval à l’image de ses propres cheveux;une frange humaine répond à une crinière désordonnée;un homme atteint de vitiligo pose à côté d’un Appaloosa dont la robe fait écho aux motifs de dépigmentation... Dans cette série, le cheval n’est jamais réduit à un motif romantique ou héroïque. Il n’est ni un emblème folklorique ni une pure figure de puissance. Il devient un partenaire silencieux, un miroir involontaire de nos gestes, de nos obsessions esthétiques, parfois même de nos fragilités physiques. Sous des dehors légers, les images sont traversées d’une mélancolie diffuse:celle d’un monde rural qui se transforme, d’une proximité ancestrale avec les animaux qui s’amenuise, mais ne saurait tout à fait disparaître. Le jury a également attribué deux coups de cœur : The Bond de Bob Miller et Murmures indociles de Flore Prébay qui seront également exposés à la galerie Polka. Cette exposition s’inscrit au sein du parcours Photographie dans les galeries d’art , organisé par le Comité Professionnel des Galeries d'Art .

Organizador

vía OpenAgenda

Exposition de Claude Nori,  La Dolce Vista - Polka Galerie
viernes, 11 de septiembre de 2026Otro

Exposition de Claude Nori, La Dolce Vista - Polka Galerie

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A 77 ans, l’artiste-photographe, auteur, écrivain et éditeur signe son grand retour à Polka avec une exposition rétrospective d’envergure, doublée d’un livre dans lesquels il se joue de la Dolce Vita comme un clin d’oeil assumé à ce qui reste une oeuvre fondatrice pour Claude Nori. Fasciné par le dernier plan du film de Fellini sur le visage de Paola appelant en vain Marcello Mastroianni, il avoue que cette image ne l’a jamais quitté, devenant même une source d’inspiration, l’art de regarder le monde avec une nostalgie lumineuse, une poésie des souvenirs. « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la photographie en elle-même mais tout ce que je peux mettre dedans : mes souvenirs, mes amours, les films qui m’ont ému, les spaghetti que j’ai roulé avec ma fourchette, les musiques et les chansons qui m’ont rendu plus beau que je ne suis, les écrits qui ont changé la couleur de la mer jusqu’aux histoires que je m’invente pour rester en vie. » Claude Nori « Paola sur la plage, avec son sourire énigmatique, est venue souvent se superposer à mes cadrages, comme une musique intérieure explique Claude Nori. J’ai toujours cherché dans mes photographies les décors naturels que des cinéastes avaient repérés ou inventés pour faire vivre leurs histoires et que je me suis appropriés pour raconter les miennes. Et peutêtre dépasser le regret que j’ai ressenti en regardant Marcello tourner le dos à la beauté. » Pourtant, derrière la douceur de vivre, la Dolce Vista tourne le dos à la Dolce Vita, ce mode de vie insouciant et sensuel auquel ses images sont souvent associées alors qu’elles ont finalement peu à voir avec son travail plus intime lié aux sentiments amoureux et à l’adolescence. Ses photographies, souvent en suspend, entre absence et présence, ouvrent la voie à de nouvelles histoires inspirées par le cinéma néo-réaliste ou la Nouvelle Vague française mais aussi la photobiographie dont le créateur des éditions Contrejour, qui a marqué l’histoire du livre de photographie en France, fut aussi l’un des fondateurs. L’exposition réunit une sélection de photographies iconiques en noir et blanc et couleurs de Claude Nori mais aussi des images inédites issues d’une relecture de ses planches contacts depuis les années 70. Les corps s’évitent, se frôlent ou se rejoignent, les amoureux s’enlacent, les femmes s’interrogent sur leur destin, les hommes sont maladroits et prennent la pose timidement, les groupes d’amis laissent éclater leur joie d’être ainsi photographiés. Des plages de l’Adriatique ou de la Costa Brava aux jardins du Luxembourg en passant par la Sicile et le Pays basque, surgissent des lieux souvent anonymes, gravés dans sa mémoire de cinéphile ou de lecteur de roman-photos. Cette promenade romanesque met en évidence le regard moderne et élégant d’un artiste de la photographie, qui, au fil des années, dévoile une esthétique de l’instant intime où la beauté surgit moins des choses que de l’attention tendre et pudique posée sur elles. Quinze ans après l’hommage majeur que lui a rendu la Maison Européenne de la Photographie, la Dolce Vista est la première grande rétrospective consacrée à Claude Nori en galerie. Les tirages noir et blanc sont réalisés selon des procédés traditionnels, exposés à l’agrandisseur et tirés sur des papiers gélatinoargentiques. De nombreuses épreuves proviennent aussi des archives personnelles de Claude Nori, dont elles sont exhumées pour la première fois. Cette exposition s’inscrit au sein du parcours Photographie dans les galeries d’art , organisé par le Comité Professionnel des Galeries d'Art .

Organizador

vía OpenAgenda

Exposition de Philippe Chancel, Cactusmania - Polka Galerie
viernes, 11 de septiembre de 2026Otro

Exposition de Philippe Chancel, Cactusmania - Polka Galerie

Polka Galerie

Au croisement de l’art, du documentaire et du photojournalisme, Philippe Chancel poursuit depuis trente ans un travail protéiforme sur le statut des images. Après « Welcome to Paradise » en 2023, la galerie Polka est heureuse de présenter sa nouvelle exposition « Cactusmania ». Un travail imaginé en marge d’une réflexion collective autour du cactus, initiée par le musée Yves Saint Laurent de Marrakech en 2024 et présentée l’année suivante au Nouveau Musée National de Monaco sous le double angle botanique et artistique. Les cactus, ces plantes du bout du monde qui figurent parmi les trophées rapportés par Christophe Colomb — ont très tôt fasciné les collectionneurs et autres esthètes « cactomanes ». Car ces végétaux extravagants dont on dénombre, sous l’appellation Cactaceae, plus de 1700 espèces, sont peut être les plus intrigants et souvent les plus redoutés des jardins remarquables : parce qu’on ne peut que rarement y toucher, il devient tentant de les observer, de les étudier et de les accumuler... quitte à en dresser une sorte d’inventaire, de catalogue plus ou moins raisonné. L’exposition mêle des prises de vues réalisées de jour, in situ sur fond neutre. Ainsi que des images saisies à l’heure bleue, avec une technique de prise de vue inspirée de l’imagerie multispectrale proche des couleurs infrarouges et des ultraviolets. Dans le jardin exotique de Monaco, le verger mexicain du jardin botanique Hanbury et le jardin de la villa Bocanégra sur la commune de Vintimille, non loin de Menton, la technique permet à Chancel, au-delà de la simple capture du spectre visible, d’initier un étonnant voyage à travers les variétés de cactus en jouant sur les couleurs et les longueurs d’onde. Au croisement des tableaux surréalistes d’agaves exotiques et autres plantes succulentes signés Man Ray et Brassaï dans l’entre-deux- guerre, et des études du pape de la nouvelle objectivité allemande Karl Blossfeldt qui voulait dresser l’inventaire complet des structures végétales, ces formes « originelles de l’art », Chancel s’est intéressé à la diversité inouïe et passionnante des cactus, d’un point de vue formel. Mais aussi, en filigrane, à leur trajectoire historique, iconographique et ethnologique autant qu’à leur puissance évocatrice, qui inspira nombre d’architectes, créateurs et d’artistes visuels. Une dynamique nourrie par les propriétés psychotropes et psychédéliques de certaines de ces plantes — la mescaline, est la substance active de la cactée mexicaine, le Peyotl — omniprésentes dans les cultures pré-colombiennes et catalyseurs d’imagination créative, entre les portes de la perception d’Aldous Huxley (1945) et le voyage mexicain de Bernard Plossu (1975). « Comme si les cactus jouaient à devenir autre chose, note Philippe Chancel. J’ai cherché ce point de bascule — là où le réel cède, où l’image dérive, où la forme devient captivante. Le reste appartient au regard. » Derrière leur grande diversité morphologique, leur apparence étrange, à mi-chemin entre des pierres et des dinosaures, ces plantes nous parlent aussi, dans la diversité inouïe qui les caractérise — de notre futur. Ils sont les témoins et l’incarnation du climat. De notre capacité à nous y adapter, à l’heure où plus que jamais, le monde, comme dans la chanson de Dutronc, ressemble à un désert sec et urticant. Les humains, tels des plantes xerophytes capables de s’adapter à la sécheresse grâce à des stratégies de stockage de l’eau, seront-ils les prochains cactus ? Cette exposition s’inscrit au sein du parcours Photographie dans les galeries d’art , organisé par le Comité Professionnel des Galeries d'Art .

Organizador

vía OpenAgenda

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