Lugar
Le Château d'Eau
1 Place Laganne, 31300 Toulouse, France
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Le Château d'Eau est un lieu de patrimoine et de visites. Treize activités s’y sont tenues, dont huit liées au patrimoine, quatre à la photo et à la vidéo, et une autre.
Descripción redactada automáticamente a partir de la información del sitio.
18 actividades en esta dirección
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Vernissage Les vies de la photographie
Le Château d'Eau
Les collections du Château d’Eau, du musée Georges-Labit et du musée des Arts Précieux Paul-Dupuy sont réunies dans une exposition conçue pour mettre en lumière la richesse de ces fonds et créer un dialogue inédit entre les oeuvres. Exposition présentée du 16 octobre 2026 au 21 février 2027 VOIR L'EXPOSITION
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Les vies de la photographie
Le Château d'Eau
Collections Le Château d'Eau, Musée Georges-Labit, Musée des Arts Précieux Paul-Dupuy À l’occasion de la célébration du Bicentenaire de l’invention de la photographie (sept. 2026-sept. 2027), les collections du Château d’Eau, du musée Georges-Labit et du musée des Arts Précieux Paul-Dupuy sont réunies dans une exposition conçue pour mettre en lumière la richesse de ces fonds et créer un dialogue inédit entre les oeuvres. Les images sont omniprésentes dans nos vies, mais quelles sont les vies de la photographie ? En croisant la collection du Château d’Eau avec celles du musée Georges-Labit et du musée des Arts Précieux Paul-Dupuy à l’occasion du Bicentenaire de l’invention de la photographie, cette exposition propose un récit en trois chapitres de ses existences plurielles du XIXe au XXIe siècle. Évoquer « les vies » de la photographie, c’est insister sur la pluralité de ce qui la définit : une technique, un moyen d’expression, des pratiques, des images. Inventée en 1826-1827 par Nicéphore Niépce, elle est un nouvel outil de représentation. Le propos de l’exposition explore ce qui, dès sa naissance, dote ce médium de capacités particulières. Grâce à elles, une grammaire visuelle s’invente. Au fil de son existence, la photographie se développe à travers des regards, des sensibilités diverses, sur des supports, dans des contextes et pour des usages différents. Dès les débuts, ils s’orientent en particulier dans deux directions toujours présentes aujourd’hui : entre art et document. Mais pour que les images vivent, il faut un lieu pour les exposer et les collectionner. La galerie municipale du Château d’Eau a joué ce rôle inaugural en France dès 1974. Elle a ainsi participé à l’écriture d’une histoire de la photographie. Dans la diversité des approches, des lignes de force se sont dessinées au gré des directions artistiques. Parmi elles, un attachement à la photographie humaniste qui se prolonge dans une photographie contemporaine attentive aux questions sociales, un intérêt pour les États-Unis, un lien avec l’Espagne limitrophe sont mis en exergue. À travers les expositions, une collection s’est progressivement constituée. Un accrochage final en révèle la richesse. Ainsi vont les vies de la photographie. Nathalie Boulouch, commissaire de l’exposition et historienne de l’art contemporain & de la photographie
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Visite de l'exposition avec Nathalie Boulouch, commissaire
Le Château d'Eau
Visite guidée de l'exposition "Les vies de la photographie" avec la commissaire d'exposition Nathalie Boulouch. À propos de l'exposition : À l’occasion de la célébration du Bicentenaire de l’invention de la photographie (sept. 2026-sept. 2027) les collections du Château d’Eau, du musée Georges-Labit et du musée des Arts Précieux Paul-Dupuy sont réunies dans une exposition conçue pour mettre en lumière la richesse de ces fonds et créer un dialogue inédit entre les oeuvres. Exposition présentée du 16 octobre 2026 au 21 février 2027 Billetterie
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Visite avec la commissaire
Le Château d'Eau
Visite guidée de l'exposition "Les vies de la photographie" avec la commissaire d'exposition Nathalie Boulouch.
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Visite contée
Le Château d'Eau
Une approche ludique de l'exposition tempororaire en compagnie d'une conteuse. Venez partager un moment agréable en famille.
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Visite guidée de l'exposition "Les vie de la photographie"
Le Château d'Eau
Accompagné par un médiateur, visitez l'exposition en ce moment, une manière de comprendre le message artistique et de partager vos émotions et sensations face aux images. À propos de l'exposition : À l’occasion de la célébration du Bicentenaire de l’invention de la photographie (sept. 2026-sept. 2027) les collections du Château d’Eau, du musée Georges-Labit et du musée des Arts Précieux Paul-Dupuy sont réunies dans une exposition conçue pour mettre en lumière la richesse de ces fonds et créer un dialogue inédit entre les oeuvres. Exposition présentée du 16 octobre 2026 au 21 février 2027 Billetterie
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Visite guidée de l'exposition
Le Château d'Eau
Accompagné par un médiateur, visitez les expositions temporaires présentes en ce moment, une manière de comprendre le message artistique et de partager vos émotions et sensations face aux images. Tout public. Tous les derniers dimanches du mois.
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Visite patrimoine
Le Château d'Eau
Visite architecturale de ce bâtiment du 19e siècle. Anecdotes, histoire, circulation de l'eau, le patrimoine toulousain n'aura plus de secret pour vous ! Le billet vous donne accès aux expositions temporaires.
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Visite & atelier pop up
Le Château d'Eau
Découverte de l'histoire de la photographie en famille : visite de l'exposition "Les vies de la photographie" suivie d'un atelier à 4 mains autour de l'histoire de la photo.
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Visite focus sur une œuvre avec les deux musées
Le Château d'Eau
Visitez l'exposition "Les vies de la photographie" présente en ce moment accompagné par deux médiatrices culturelles. Cette visite à deux voix est proposée par l'équipe du Château d'Eau et du musée des Arts Précieux Paul Dupuy. À propos de l'exposition : À l’occasion de la célébration du Bicentenaire de l’invention de la photographie (sept. 2026-sept. 2027) les collections du Château d’Eau, du musée Georges-Labit et du musée des Arts Précieux Paul-Dupuy sont réunies dans une exposition conçue pour mettre en lumière la richesse de ces fonds et créer un dialogue inédit entre les oeuvres. Exposition présentée du 16 octobre 2026 au 21 février 2027 Billetterie
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Visite focus sur une œuvre
Le Château d'Eau
Visitez l'exposition temporaire "Les vies de la photographie" présente en ce moment accompagné par deux médtrices culturelles. Cette visite à deux voix est proposée par l'équipe du Château d'Eau et du musée des Arts Précieux Paul Dupuy.
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Visite guidée en LSF
Le Château d'Eau
La visite est assurée par des interprètes.
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Journal de famille décalé
Le Château d'Eau
La journée débutera par une visite commentée de l'exposition "Bialoweza, la forêt vivante de Lech et Simona" au centre culturel Saint-Cyprien, puis le groupe se rendra à la bibliothèque du Château d'Eau. A partir d’un corpus d’archives personnelles, les participants écriront une nouvelle histoire de famille collective. Après un temps de sélection des images, de mise en page et de façonnage, le récit prendra la forme d’un petit objet photographique collectif. Un partenariat Centre culturel Saint-Cyprien / Le Château d'Eau. Une proposition en écho à l'exposition "Bialoweza, la forêt vivante de Lech et Simona" (centre culturel Saint-Cyprien, bibliothèque Cartailhac du Museum, jardin royal, berges de la Garonne).
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Lo que pasó aquí

Prix Photo Sociale 2026
Le Château d'Eau
VERNISSAGE jeudi 10 septembre à partir de 18h en présence des lauréats Le Château d’Eau est heureux d’accueillir les trois lauréats du Prix Photo Sociale 2026, _François Le Guen_, Grand Prix, avec sa série «La longue saison» qui documente avec pudeur le quotidien de personnes exclues au coeur d'un lieu refuge propice à leur reconstruction. _Naïma Lecomte_, Prix Spécial du jury, pour la série «Faucon» une immersion lumineuse auprès d'adolescents issus de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), dont le parcours croise celui d'une bergerie en milieu rural., et _Valérie Horwitz_, avec «In Between», Prix Nouveau Regard Photo sociale pour son travail sensible aux côtés de jeunes filles incarcérées. À travers son objectif, elles bravent la privation de liberté pour exprimer leurs sentiments et leur intériorité. Le Château d’Eau se réjouit cette année encore de ce partenariat avec le Prix Photo Sociale débuté en 2021 Création de 2 nouveaux prix : Prix Spécial du jury et Prix Nouveau Regard pour cette 6ème édition du Prix Photo Sociale Derrière les chiffres de la pauvreté en France — neuf millions de personnes touchées, deux millions dans l’extrême dénuement et plus de 300 000 à la rue — se cache une réalité humaine, souvent occultée par l'habitude et l'indifférence. Pour contrer ce silence visuel, il est vital de raviver les consciences et de redonner de la dignité à ces visages ignorés. En fondant le Prix Photo Sociale, l’ambition était claire : faire de la photographie un pont vers l'engagement solidaire. Ce prix invite à s'arrêter sur les réalités de la précarité et de la vulnérabilité. Une image forte a ce pouvoir unique : elle questionne, elle dérange parfois, mais elle touche toujours au coeur. Nous continuons, année après année, à valoriser le travail de photographes engagés qui documentent avec pudeur et sensibilité ces humanités fragiles. Ce prix Nouveau Regard vise en particulier à mettre en avant le travail d’une photographe qui a choisi un traitement original et qui « décale » notre manière de voir l’exclusion, permettant ainsi un changement de regard du spectateur. _E. Fagnou, fondateur du Prix_ François Le Guen, _Grand Prix, « La longue saison »_ Quelque part en Provence, un hameau isolé abrite une communauté offrant refuge à des parcours de vie fragilisés ou marginalisés : personnes en rupture sociale ou personnelle, en sevrage, sans abri, ou en errance de longue durée. Ce lieu constitue une forme d’abri lorsque toute autre alternative semble compromise. L’accueil y est inconditionnel, sans limite de temps. Depuis plus de cinquante ans, celles et ceux qui s’y arrêtent reconstruisent le lieu à mesure qu’ils se reconstruisent eux-mêmes. La diversité des âges, des origines et des parcours se fond dans l’effort collectif. Chacun oeuvre de ses mains à son propre équilibre et à celui du groupe : travaux agricoles et forestiers, tâches d’intendance, vie communautaire. Saison après saison, certains repartent, d’autres restent ou reviennent, portés par le désir de transmettre ce qui les a sauvés. Cette série photographique est le fruit d’un travail mené entre 2023 et 2026 au sein de la communauté. Les images y circulent : elles sont vues, discutées, conservées, envoyées à des proches. Lorsque l’anonymat est souhaité, il ouvre une réflexion partagée autour du portrait. Les témoignages recueillis occupent une place dans le projet éditorial à venir. Ils entrent en résonance avec les photographies, révélant autant les enjeux personnels que les tensions et les forces qui animent cette microsociété. _« Ecorchés. On est tous écorchés. On doit trouver le moyen d’aller de l’avant, comme ‘L’Homme qui marche ’de Giacometti… Même s’il a des jambes très frêles, il avance, il continue d’avancer. » M._ La Longue Saison est le récit photographique de cette quête de reconstruction collective : un témoignage de ce qui se joue ici, en marge des institutions, où chacun tente de retrouver une présence à soi et au monde. Cette série a reçu le Prix du Public et le Prix du Jury du Festival de Pierrevert, et a été finaliste du Prix QPN et du prix RPBB 2026. Naïma Lecomte, _Prix spécial du jury « Faucon »_ Depuis 2022, la photographe se rend régulièrement à la Bergerie de Faucon, un lieu qui accueille sept adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Beaucoup ont connu des parcours instables, entre placements successifs et ruptures. À Faucon, ils trouvent un cadre stable, rythmé par la ferme pédagogique créée par Guy Gilbert dans les années soixante-dix. Avec ses cent animaux, elle structure le quotidien et invite à prendre soin de l’autre, à se responsabiliser et se reconstruire. Et souvent, quand la relation aux adultes est abîmée ou compliquée, ce lien plus simple avec les animaux permet de recréer quelque chose, doucement. Le travail de Naïma Lecomte se concentre sur le quotidien des jeunes, les gestes, les regards et les moments en creux. La photographie vient alors comme un léger arrêt dans le rythme du quotidien, une…
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Journées européennes du patrimoine
Le Château d'Eau
Samedi 19 septembre & Dimanche 20 septembre Ouverture du site 10h – 18h EXPOSITION – VISITE LIBRE > Exposition Prix Photo Sociale - Galerie 2. VISITE LIBRE > Bâtiment patrimonial - La Tour ACTIVITÉS : > Visite panoramique au sommet de la tour VISITE GUIDEE - Tout public –10h30 – 11h30 – 12h30 – 15h30 – 16h30 (durée 30 min) Découvrez l’histoire du lieu et le point de vue sur la ville en montant au sommet de la Tour du Château d’Eau. Non accessible aux PMR. > Petite visite patrimoine et atelier pop-up Famille dès 6 ans – 10h30 – 14h (durée 1 heure) VISITE GUIDEE - ATELIER : Visitez en famille Le Château d’Eau puis réalisez un atelier pop-up à 4 mains. Au programme : découverte d’un lieu historique devenu un lieu emblématique de la photographie. L’atelier pop-up sera l’occasion pour les petits et les grands de se familiariser avec différents appareils photo depuis l’invention de la photo au 19e siècle jusqu’à nos jours. > Imagine l’appareil photo du futur ANIMATION - Tout public dès 5 ans – de 10h à 18h Animation en accès libre pour dessiner l’appareil photo du futur. Les 19 & 20 septembre : Billetterie sur place uniquement
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Joan Tomás "Le Paradoxe Okinawa"
Le Château d'Eau
Le photographe catalan Joan Tomás, engagé par l'association toulousaine Cricao et le Garaman Hall Cultural Center de Ginoza-Okinawa est resté pendant un mois (octobre 2019) sur l'île d’ Okinawa pour réaliser diverses installations d'art de rue et de produire un livre de pbotos sur Okinawa. L'exposition « Le Paradoxe Okinawa" présentée sur bâche dans le jardin du Château d’Eau durant l’été est le fruit de cette résidence. Okinawa est un lieu plein de paradoxes. C'est une société contemporaine habitée par de profondes croyances ancestrales. La spiritualité est présente partout et coexiste avec les bases américaines installées sur l'île. La nature tropicale luxuriante côtoie des infrastructures modernes. Mais le paradoxe sans doute le plus marquant d'Okinavva est la joie et la bonne humeur de son peuple et le lourd fardeau qu'il porte sur ses épaules à la suite de la bataille qui a eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de laquelle 241 000 personnes, des civils pour la plupart, ont perdu la vie. Un autre paradoxe est notable : l'île, connue pour avoir le taux de longévité le plus élevé au monde, a également le taux de natalité le plus élevé du Japon. Le Paradoxe Okinawa" a pour ambition de refléter tous ces paradoxes, Rien n'est expliqué, mais tout est suggéré entre les lignes, avec un langage poétique où les images dialoguent entre elles et avec les textes de Lidija Djkosvka, Adam Foulds, Jasmin Frelih et Walid Nabhan. Une publication qui peut être déconstruite et offrir une seconde lecture de laquelle naissent de nouvelles relations entre les images et le texte, bâtissant une narration complexe pleine de surprises. _Du « Paradoxe Okinawa à « The Thin place »_ _"Le Paradoxe Okinawa" a inspiré un projet de spectacle audiovisuel et en direct appelé " The Thin Place ", présenté également dans le jardin du Château d’Eau le 5 juin à 21h30._ _En co-création avec l'artiste et musicienne toulousaine Fanel qui a aussi effectué une résidence à Okinawa pour s'imprégner de la musique traditionnelle d'Okinawa et des rencontres avec les habitants d'Okinawa et les artistes musicaux._
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Pierre-Elie de Pibrac "Hakanai Sonzai"
Le Château d'Eau
Vernissage en deux temps le jeudi 4 juin : > Chapelle des Cordeliers | 17h30 > Le Château d’Eau | 18h30 Hakanai Sonzai signifie en japonais « je me sens moi-même une créature éphémère ». Dans ce travail, l’artiste s’attache à décrire le sentiment d’impermanence qui imprègne la culture japonaise, dans une société qui a forgé des règles collectives exigeantes afin de faire face à l’hostilité d’une nature qui impose sa loi. Poursuivant un travail photographique anthropologique initié à Cuba*, Pierre-Elie de Pibrac se rend au Japon en 2020 ; pays qui a connu le terrible tsunami de Fukushima et où les habitants se livrent peu sur leurs émotions, leurs inquiétudes psychiques et intimes. Prolongeant une démarche initiée dès 2016 sous forme d’enquête immersive, l’artiste entreprend d’aller à la rencontre d’individualités cherchant à exprimer la singularité d’une histoire personnelle par le biais de leur participation au projet photographique : yakuzas, rescapés de Fukushima, hikikomori (personnes vivant coupées du monde et des autres, souvent cloîtrées et réfugiées dans leur chambre) ou « évaporés » ayant opté pour une disparition volontaire… Lors de ce long périple, le photographe saisit des instants de vie : les Japonais sont au cœur des dérives de l’anthropocène, sujet brûlant de nos sociétés modernes. Réalisés à la chambre – mode de prise de vue hérité des origines de l’invention du médium –, ses portraits résultent de rencontres durant lesquelles, à rebours du geste furtif du reporter, hommes et femmes, adolescents et adultes se livrent sur leur histoire personnelle, leur fragilité, leurs inquiétudes existentielles. Doucement, on entre dans la vie de chacun d’eux, chacun est devenu un personnage qui exprime la fuite du temps, la difficulté d’être au monde, une certaine mélancolie. Pays où la pression sociale et l’exigence du paraître influent fortement sur l’identité de la personne, mais aussi pays où les forces aléatoires de la nature, avec ses séismes terrestres et marins récurrents, le Japon a développé depuis des siècles le concept de mono no aware, une sensibilité pour l’éphémère, une perception aiguë de la vanité et de l’impermanence des choses. L’exposition entremêle portraits en grands formats, tous pris dans des décors et lumières naturels, et photographies noir et blanc inspirées de la tradition japonaise de l’Ukiyo-e, art subtil de l’encre et des gravures sur bois. Les images de Pierre-Elie de Pibrac nous immergent dans la profondeur de la culture et l’esthétique japonaises, donnant à voir, en creux, la fragile beauté de notre condition humaine. *série Desmemoria exposée à la Chapelle des Cordeliers (Toulouse) du 5 juin au 5 juillet 2026
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Chema Madoz | Helena Almeida « Diseños habitados »
Le Château d'Eau
Elle met en résonance deux univers artistiques très différents mais profondément liés par leur approche de la photographie et du processus créatif. La présentation de carnets d'esquisses, dessins préparatoires et objets artisanaux, rarement montrés dans le travail de Chema Madoz, ainsi que des études et dessins d’Helena Almeida, permet d’appréhender au plus près leurs démarches de création. Commissaire de l’exposition : Pepe Font de Mora, directeur de la Fundació Foto Colectania à Barcelone de 2002 à 2025. _______________________________ « Diseños habitados » (« Des dessins habités ») s'appuie sur les résonances entre les œuvres de deux des premiers artistes à avoir rejoint la collection Foto Colectania avec laquelle Le Château d’Eau présente cette exposition, révélant leur approche personnelle du processus créatif. Le titre de l'exposition rend hommage à « Desenho habitado » d'Helena Almeida, première série dans laquelle l’artiste a utilisé la photographie. Pepe Font de Mora, commissaire de l’exposition et longtemps directeur de Foto Colectania, s’est également inspiré du concept du dessin admis à l’époque de la Renaissance, qui fait référence à la fois au dessin lui-même aini qu’au projet ; c’est donc le processus mental de traduction de l'idée d'un artiste en œuvre. Une pratique qui définit avec précision le travail fascinant de ces artistes. Le fait qu**'Almeida et Madoz** aient tous deux réalisé des croquis est peut-être lié à leur intérêt commun pour l'intime et l'expérientiel. Les deux artistes ont réalisé d'innombrables croquis – qui ne se sont pas toujours concrétisés en œuvres – comme première étape vers la matérialisation de leurs idées à l'aide d'un crayon et d'une feuille de papier. Dans cette exposition, Font de Mora a voulu mettre en évidence la valeur intrinsèque de ces dessins en tant que simples et beaux croquis, le résultat final prenant vie grâce à la photographie. Almeida intervient parfois dans son travail avec des coups de pinceau ou des traits de crayon soigneusement exécutés, et nous fascine toujours par son étude de la réflexion et de la théâtralité. Madoz dessine dans des carnets personnels qu'il a conservés au fil des ans, dont des facsimilés sont présentés dans cette exposition, aux côtés de certains de ses objets personnels qu’il assemble artisanalement.
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