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Maison Michel Veyrenc

8, rue Jourdan, 07200 Aubenas, Ardèche, Auvergne-Rhône-Alpes

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Aubenas depuis ses origines en découvrant la maison Michel Veyrenc
Friday, September 18, 2026Other

Aubenas depuis ses origines en découvrant la maison Michel Veyrenc

Maison Michel Veyrenc

Dix siècles au cœur de ville ---------------------------- En bref... Entre la famille des Taulignan au Moyen Âge qui donna à Jeanne d'Arc son écuyer, ou peut-être le Seigneur d’Ucel ou les Montlaur, et la haute noblesse autrichienne qui vendit en 1869 la maison à des commerçants, cet immeuble fut la demeure d'une famille bourgeoise influente à qui l'on doit l'essentiel des bâtis actuels et notamment l'exceptionnel escalier à jour suspendu des XVIIe et XVIIIe siècles, escalier ouvert à la visite. Partagée, la propriété tomba ensuite dans la misère. C'est en 1970 qu'un charpentier, Maurice Prinsard, tombé amoureux de l'escalier, acquit la part essentielle de cet immeuble et engagea sa restauration. Conseillé par l'abbé Charray et sous le contrôle des monuments historiques, il obtint en 1978 le prix national "Chef d’œuvre en péril". Sabine et Alain Chevalier, propriétaires, poursuivent la remise en valeur de ce patrimoine exceptionnel depuis 2011. L'année 2024 a été marquée par la rénovation des façades. La maison a été sélectionnée par le Département pour être parmi les 7 merveilles de l'Ardèche en 2025. Les bâtis En arrivant près de la porte monumentale du 8 rue Jourdan, il faut remarquer la restauration de cette porte et les façades. On a différencié les époques XVIIIe et XIXe par des couleurs qui égayent la rue. Après avoir franchi porte d'entrée du XVIIIe, la visite de la maison permet aujourd'hui d'admirer l'escalier et de comprendre ce qui fait un bon escalier, mais aussi d'observer des traces archéologiques soulignant combien une vieille demeure résiste et passe à travers les outrages du temps... On remarquera l'ancienne cuisine transformée, on la croirait saccagée pour permettre la construction de l'escalier. On pourra aussi observer les restes du Château-vieux : des ouvertures romanes murées, un élément gothique, peut-être une ancienne halle ouverte transformée plus tard en entrepôt fermé. On lira dans le Théâtre d’agriculture et le mesnage des champs d’Olivier de Serres l’usage des citernes d’eau de pluie… Thèmes Quels « citoyens » ont vécus dans cette demeure ? On rappelera les "châteaux de ville" d'Aubenas, châteaux des Géorand, Tauligan et Mongros, seigneurs des plateaux du Vivarais, par opposition au "Château-neuf" de la famille suzeraine des Montlaur. Avant le "Château-neuf", le _Castel vieil_ a peut-être vu passer en 1209 Arnaud Amaury, Abbé de Cîteaux et légat du Pape, et Raymond VI, Comte de Toulouse, dans une rencontre qui visait à mettre fin à la croisade des Albigeois... Puis il faudra évoquer les "martyrs d'Aubenas", mort pour rester fidèles à leur conscience, martyrs catholiques des guerres de religion en France qui avaient été accueillis dans cette maison de novembre 1592 à février 1593. On soulignera l'originalité de cette reconnaissance. La révolte de Roure est passée par là en 1670 : dans la maison, il y aura de nombreux morts et d'importants dégâts. D'Artagnan est passé devant la porte ; il est peut-être entré ? C'est sans doute cet événement douloureux qui obligea plus tard le transfert de la cuisine ailleurs et la construction d’un nouvel escalier... Ce travail fut confié à Louis Laidier par François-Louis Batthélémy père, avocat. En 1789, François-Louis Barthélémy fils, propriétaire, est le premier consul d'Aubenas, peu avant, il eût à se battre avec Cerice de Vogüé – qui est pourtant proche des idées des Lumières – pour faire respecter les libertés de la ville. Par association d’idées, on débordera sur les bourgeoisies d’Aubenas : elles gèrent la ville depuis 1250, deviennent de robe du XVIe au XVIIIe, d’industrie du XVIIIe au XIXe. En marge, l’exposition sur un enfant de cette bourgeoisie, Un albenassien dans l’histoire du Japon, sera proposée en visite libre. On y découvrira comment Léonce Verny fut le pionnier du Japon moderne en réalisant un des premiers grands transferts de technologie de l’Histoire, transfert qui eut une grande influence sur l'organisation sociale du Pays soleil levant voire sur la grande Histoire à en croire les analyses d'Amin Maalouf dans Le labyrinthe des égarés... Enfin, on sera surpris de voir cette demeure tomber dans les propriétés de la haute noblesse autrichienne qui s’en sépara à vil prix… La maison alla ensuite vers sa ruine et fut sauvée dans les années 70 par un charpentier, Maurice Prinsard, qui obtint le prix "Chef d’œuvre en péril". Aujourd'hui, le relais a été pris par Sabine et Alain Chevalier en 2011. Ils poursuivent la remise en état, maintiennent les bâtiments et en recherche l'histoire. Depuis janvier 2025, les façades restaurées sont reconnues comme modèles pour le nouveau statut de la ville : Aubenas, site patrimonial remarquable.

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Un albenassien à l'aube du Japon moderne : Léonce Verny
Friday, September 18, 2026Other

Un albenassien à l'aube du Japon moderne : Léonce Verny

Maison Michel Veyrenc

Cette exposition a été réalisée en novembre 2015 à l'occasion du 150e anniversaire de la fondation de l'Arsenal de Yokosuka au Japon. En 1962, Léonce VERNY, jeune ingénieur de 25 ans du Génie maritime est envoyé en Chine par Dupuy de Lôme pour y fabriquer quatre cannonières dans le cadre de la révolte des Taïpings. A Ningpo, il établit un petit mais premier chantier naval sur d'Extrême-Orient. Aujourd'hui, Ningpo est le 3e port mondial ! En 1865, il est invité au Japon pour la construction d'un chantier plus important : un arsenal qui sera le berceau de la Marine japonaise et de l'industrie qui sera reprise lors de la Révolution Meiji. En 1866 une première fonderie est installée, comme une tête de pont industrielle, à Yokohama. Cette fonderie sera cédée en 1876 lors d'une privatisation à un petit caboteur côtier. Nous le connaissons tous : Mitsubishi ! Ce n'est pas tout : VERNY introduit au Japon l'usage de la brique qui aura très vite un immense développement, le système métrique, le repos hebdomadaire du dimanche... Il précédera de 20 ans le grand ingénieur français Emile Bertin qui poursuivra et developpera son œuvre qui permettra à la Marine japonaise de battre les Russes lors de la bataille de Tsushima en 1905, évènement géopolitique qui est de plus en plus regardé aujourd'hui comme un des principaux qui influe encore sur notre propre histoire... Cette exposition a été le point de départ de l'édition d'un album qui a obtenu un prix de l'Académie de Marine et permis le choix de Léonce VERNY comme parrain de la 11e promotion de l'ENSIM, Ecole nationale supérieure des ingénieurs des infrastructures militaires, dans le sillage de VAUBAN...

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