Venue

Le Creux de l’Enfer

83 Avenue Joseph Claussat, 63300 Thiers, France

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Exposition "Grand Bassin" de Caroline Mesquita
Saturday, September 19, 2026Other

Exposition "Grand Bassin" de Caroline Mesquita

Le Creux de l’Enfer

Dans le prolongement de la conception et l’acquisition de la sculpture du Martinet installée sur le toit-terrasse du centre d’art en 2025, Caroline Mesquita s’empare des trois niveaux du Creux de l’Enfer pour une exposition monographique. Le temps d’un été, l’artiste métamorphose tous les espaces de l’ancienne coutellerie en bains publics. Créatrice de sculptures en métal, elle roule et plie des plaques de laiton pour en faire émerger des formes. L’artiste repousse ainsi les limites de ce matériau, souvent circonscrit à une pratique masculine, dont elle explore toutes les potentialités de transformation. Peuplant les lieux de personnages et d’animaux de métal, elle conçoit une scène vivante et silencieuse qui brouille la frontière entre fiction et réalité, figures et humains. Au fil de la déambulation dans le bâtiment, on s’immerge dans l’installation et s’égare tel un voyeur hébété dans une foule bigarrée. Depuis les cabines du vestiaire munies d’oeilletons au rez-de-chaussée, chaque espace propose une expérience singulière. De la goutte à l’étendue, le laiton se décline sous différentes formes et révèle son pouvoir de transformation, sa capacité de régénération sur les corps. Dans une effervescence trouble, les personnages nous invitent à cheminer vers la source et participer à un grand rituel collectif. À la sortie de l’exposition, vous pourrez repartir si vous le souhaitez avec une clef en laiton du vestiaire à votre poignet. Caroline Mesquita (née en 1989 à Brest) vit et travaille à Marseille. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris en 2013, elle remporte en 2017 le 19e Prix de la Fondation d’entreprise Pernod Ricard. Son travail a été présenté dans diverses expositions monographiques, notamment: Blaffer Art Museum, Houston; PIVO, Sao Paolo; Fondazione Pomodoro, Milan; Centre d’art Passerelle, Brest; Galeria Municipal do Porto, Porto; Kunsthalle Lissabon; Lisbon; Centre Pompidou, Paris; SALTS, Birsfelden; 221a, Vancouver; Fondation d’entreprise Pernod Ricard, Paris; Kunstverein Langenhagen, Langenhagen; SpazioA, Pistoia; Centre d’art du Parc Saint Léger, Pougues-les-Eaux; Le Bains-Douches, Paris; 1m3, Lausanne. Elle a également participé à plusieurs expositions collectives, notamment: Museo de Arte de Zapopan, Guadalajara; Bonniers Konsthall, Stockholm; SCHIRN KUNSTHALLE FRANKFURT; Palais de Tokyo, Paris; Folkwang Museum, Essen; La Loge, Brussels; Monnaie de Paris, Paris, FR; Astrup Fearnley Museet, Oslo; FRAC Ile-de-France; Flax Foundation, Los Angeles; Arsenal Contemporary New York, USA.

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Exposition "Tempus Fugit" de Colin Riccobene
Saturday, September 19, 2026Other

Exposition "Tempus Fugit" de Colin Riccobene

Le Creux de l’Enfer

Colin Riccobene développe une pratique sculpturale qui s’attache à la notion de temps et se construit à partir de l’exploration de l’espace urbain. Par le biais de collectes de formes et de fragments témoins du passé, il crée des sculptures “mémorielles” composites qui deviennent des témoignages poétiques, personnels et imaginaires. Au cours de sa résidence sur le territoire, l’artiste a parcouru les villes de Thiers et de Saint-Étienne, marquées toutes deux par une prospérité industrielle et commerciale révolue. Il s’est particulièrement intéressé aux rues ainsi qu’aux espaces abandonnés, dont l’histoire peut encore se lire à travers des ornements architecturaux, des traces d’enseignes ou encore des graffitis. En prenant appui sur ces vestiges du passé par le biais de prélèvements et de collectes diverses, Colin Riccobene a collaboré avec des habitants en confrontant leurs regards : celui des anciens qui entretiennent la mémoire du patrimoine local, et celui de la jeunesse, dont les perspectives nouvelles réinterrogent les lieux. Les sculptures qui en sont issues mettent ainsi sur un même plan les moulages, photographies et artefacts relevant du patrimoine et les graffitis libres et juvéniles réalisés par de jeunes Thiernois. Né en 2000 à Saint-Etienne, Colin Riccobene vit et travaille à Saint-Etienne et Paris. Diplômé de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, il construit une oeuvre sculpturale à partir de ses explorations et expériences. Il multiplie les déplacements parfois insolites, comme lorsqu’il voyage en train de marchandises, et collecte formes et fragments dans des espaces naturels — forêt, rivière souterraine — ou au contraire marqués par l’activité humaine — ancienne maison de marbrier, lieux abandonnés ou en ruines. Ce travail se déploie ensuite en atelier pour créer des sculptures « mémorielles », prolongements de ces expériences. Son travail emprunte souvent une esthétique médiévale. Il cherche à mettre en lumière des lieux oubliés ou invisibles dans nos environnements urbains. Ces sculptures deviennent ainsi des témoignages poétiques, chargés de récits personnels et de résonances imaginaires.

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Exposition "Filafilon" de Lucie Douriaud
Saturday, September 19, 2026Other

Exposition "Filafilon" de Lucie Douriaud

Le Creux de l’Enfer

Attentive aux paysages et aux activités humaines qui s’y déploient, Lucie Douriaud développe sa pratique autour d’un questionnement général sur les matières et les matériaux qui nous entourent, ainsi que sur leurs modes d’extraction et d’enfouissement dans le sol. Faisant directement référence aux filons d’or et de minerais — ces masses de substances minérales formées dans une fente de l’écorce terrestre — l’exposition Filafilon présente un corpus d’oeuvres réalisées entre 2015 et 2026, qui nous invite à remonter le fil de la matière pour en retrouver son origine. Si ses premiers travaux s’attachent plutôt aux déchets plastiques et métalliques d’un point de vue macroscopique à l’échelle du paysage (fossiles plastiques du futur, sculptures incrustées de matières issues de la pétrochimie…), ses travaux plus récents s’attachent plutôt à l’infiniment petit, et aux observations fines de la composition des matériaux qui nous entourent. Ces derniers mois, entre une résidence en Roumanie et une autre au Lycée Jean Zay de Thiers, elle a réalisé plusieurs types d’expériences scientifiques et collecté des photographies microscopiques de métaux, plastiques et minerais. En sont issues une nouvelle série de dessins aux motifs géométriques et des images sérigraphiées sur verre, aux motifs cristallins. Lucie Douriaud (née en 1992) est artiste-plasticienne vivant à Paris et travaillant à Aubervilliers dans l’atelier partagé Le Houloc. Elle obtient un DNAP (2013) et un DNSEP (2015) de l’École nationale supérieure d’art de Dijon. Puis elle poursuit ses études en Art/Espace à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et obtient son DNSEP en 2017. Elle construit sa pratique autour des médias de la sculpture, de l’installation et du dessin. Lucie Douriaud développe un processus créatif fondé sur la transformation d’objets du quotidien en matériaux fragmentaires ou filaires qui s’organisent dans un nuancier. L’ensemble produit de nouvelles formes sérielles que l’artiste articule à l’échelle des espaces dont elle dispose. Lucie Douriaud pose un regard critique sur l’évolution des paysages ruraux (moyenne montagne, littoral) et urbains (parcs et jardins). Elle questionne la façon dont les aménagements du territoire participent et perpétuent un rapport de déconnection entre l’humain et la nature. L’artiste s’engage dans une pratique construite par la succession de gestes lents et répétitifs dont elle tire un intérêt esthétique mêlé à un bénéfice méditatif et collaboratif. Lucie Douriaud tente de déconstruire les fondements d’un système productiviste en proposant des solutions de reconnexions aux cycles naturels et entre humains et non-humains. L’artiste a exposé son travail dans plusieurs institutions d’art contemporain: Centre d’art La Graineterie, Houilles (2024) ; Météo des forêts, MABA – Fondations des artistes (2024) ; FoRTE #5, Les Réserves – FRAC Île-de-France (2023) ; Runspace – FRAC Bourgogne ; 12e Biennale de la jeune Création, La Graineterie (2018). Elle est impliquée dans différents projets collectifs et autogérés et est lauréate du Prix Planète Art Solidaire (2021).

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