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Dans le plus simple appareil. 200 ans de photographies de nus

Dans le plus simple appareil. 200 ans de photographies de nus

via OpenAgenda

Dans le plus simple appareil 200 ans de photographies de nus Une exposition de la Bibliothèque nationale de France Commissariat : Flora Triebel, conservatrice en charge de la collection de photographies du XIXe siècle au département des Estampes et de la photographie, BnF Conseil scientifique : Sylvie Aubenas, conservatrice générale, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF Co-commissariat : Héloïse Conésa, cheffe du service de la photographie, conservatrice en chef chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF Le nu est, depuis les origines de la photographie, l'un de ses sujets les plus pratiqués, les plus censurés et les plus discutés. Presque tous les grands photographes s'y sont essayés - Félix Nadar, Man Ray, Brassaï, André Kertész, Germaine Krull, Edward Weston, Willy Ronis, Helmut Newton, Robert Mapplethorpe, Diane Arbus... Aucun autre genre ne révèle avec une telle intensité ce que chaque époque désire, tolère, interdit. À l'occasion du Bicentenaire de la photographie, la BnF propose une traversée de deux siècles à travers deux cents œuvres, des premiers daguerréotypes réalisés à Paris jusqu'aux épreuves d'aujourd'hui. Le choc de la photographie Dès son apparition, la photographie hérite d’une longue tradition artistique - et la bouscule. Car le nu photographique n’est pas le nu peint et sculpté : il enregistre un corps réel, identifiable, quand la peinture ne donne à voir qu’une figure idéalisée. La photographie n’invente pas le scandale du nu, mais elle lui ôte son alibi. Les daguerréotypes d’Auguste Belloc, Bruno Braquehais ou Louis Jules Duboscq, présentés au début du parcours, rendent sensible cette rupture : sous les conventions de la pose académique, le corps impose sa présence, qui résiste à toute sublimation. Cette tension ne cesse de se renouveler - la façon de cadrer, d’éclairer, de faire poser, les canons qui s’imposent puis s’effacent, autant de questions que chaque génération de photographes rouvre et rejoue à sa façon. Sous le manteau Les premières décennies de la photographie sont d’emblée traversées par des usages équivoques. Certains photographes commercialisent des images clandestinement, au risque d’être poursuivis pour outrage aux bonnes mœurs. Félix Moulin ou Auguste Belloc, dont l’exposition présente plusieurs tirages, en font l’expérience. Quelques épreuves de cette époque portent encore, collées à même le tirage, les étiquettes de restriction d’exposition en vitrine. Les mêmes images circulaient comme modèles académiques pour les Beaux-Arts, et étaient achetées pour d’autres usages, d’autres regards. La frontière a toujours été poreuse. Quelques décennies plus tard, les conditions ont changé, sans que les résistances pour autant disparaissent. La luxueuse revue Camera Work publie dans les années 1900 des nus d’Edward Steichen, mais aussi de femmes photographes, Alice Boughton et Annie Brigman. Les livres de nus entrent dans le circuit éditorial légitime, tel Etudes de nu, par Germaine Krull en 1931, des revues circulent librement, des expositions institutionnalisent le genre. En 1933, le premier salon international du nu photographique organisé à Paris par Daniel Masclet réunit notamment Man Ray, Laure Albin-Guillot, František Drtikol : le nu est reconnu comme sujet artistique à part entière. Les tabous ne s’effacent pas, ils se déplacent. Corps et corpus inédits L’exposition suit un fil chronologique, mais s’attarde à chaque époque sur plusieurs facettes du sujet. L’une des plus décisives est celle des modèles et de leur identification : Marie-Christine Roux, figure de la bohème parisienne photographiée par Félix Moulin et par Félix Nadar ; la belle Antonia, dont le visage traverse plusieurs studios ; la trépidante Clara Ward ; Émilienne Bouillon, photographiée à l’autochrome par Robert Demachy ; Assia, muse de l’entre-deux-guerres. Pour quelques-unes de ces femmes, portraits habillées et vues nues sont présentés côte à côte, restituant une existence que l’anonymat voulu de ces images avait effacé. Le parcours fait leur place aux photographes qui ont constitué le canon moderne du nu, Brassaï, Man Ray, Edward Weston, André Kertész, et à ceux qui ont travaillé dans leur sillage en l’infléchissant, Bill Brandt, Ralph Gibson ou John Coplans. Mais il s’ouvre aussi à des registres moins attendus : la mode et la publicité, qui ont fait du nu, notamment à travers l’objectif de Helmut Newton, un instrument de séduction commerciale ; le documentaire et les images de nudistes, où le corps désexualisé devient sujet social ; les photographies intimes, d’Henri de Toulouse-Lautrec plongeant nu dans le bassin d’Arcachon à Raoul Hausmann sur la plage, aux images secrètes que Pierre Louÿs consacre à Marie de Régnier. Une large place est faite enfin à la pratique des femmes photographes : Laure Albin-Guillot, Rogi André, Germaine Krull dans l’entre-deux-guerres ; Sarah Moon, Elizabeth Lennard et de nombreuses autres…

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Tuesday, April 6, 2027 · 10:00 AM – 07:00 PM GMT+2

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Agenda Tribanova O.

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Apr 6, 2027 · 10:00 AM

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